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    La Boucherie littéraire fraîchement installée à Cadenet, offre aux cadenetiens et aux habitants de la vallée d'Aigues une rencontre - lecture en avant première du livre de Marlène Tissot : Lame de fond. 

    Rencontre - Lecture avec Marlène Tissot

    Le livre

    En filigrane d'un voyage imaginé, un personnage pas tout à fait imaginaire. Un vieil homme disparu un peu trop brutalement.

    Un phare qui s’éteint, c’est le rivage qui disparaît.

    Il faut alors faire face à la tempête en solitaire, redessiner le paysage, sauver les souvenirs de la noyade, réinventer l’absent, reconstruire la lumière.

     

    Extrait

    Tu es quelque part, du côté de l’invisible, et ta chaleur traverse la vaste épaisseur de brouillard qui nous sépare. Je pense à ces liens qu’on noue les uns avec les autres. Peut-être pour s’arrimer au monde, à la vie, au réel. Pour dompter l’envie de prendre le large. Affronter le ressac des douleurs. Avancer. Jusqu’à la prochaine plage, la prochaine île. Et si le sable n’existe pas, je l’inventerai.

     

    L'auteur

    Marlène Tissot naît un matin par erreur, s’excuse souvent, écrit des histoires, de la poésie jusque dans ses romans, fait des photos loin des clichés, bricole des objets, répare des machines à laver, cuit trop ses confitures, joue parfois avec le feu, n’aime pas tellement parler. Dans sa trousse à outils, les choses du quotidien sont ses crayons de couleur. 

    Liens : vers sa page wikipédia                vers son site Mon nuage

     

    Pour aller plus loin découvrez les 5 premières pages du livre

     

    Dans la chambre d’hôpital, les machines se sont mises à biper, affolées comme des mouettes au cul d’un chalutier. Des blouses blanches et des stéthoscopes se sont lancés à ta poursuite, mais tu étais déjà loin. Matin d’hiver, cinq heures trente. Tu venais de prendre le large, cap sur l’éternité.

     

    L’hiver a emprisonné ton absence dans sa glace. Rien ne bougeait. Le silence neigeait, lourd et lent. Nos sourires fragiles comme la surface d’un lac gelé sous des pas imprudents. La sensation lancinante de devenir givrée.

     

     

    Verbiage des moineaux derrière les volets clos. Matin de printemps, cinq heures trente. Ton absence fait trop de bruit. Il manque ta voix.

    Démêler les filets, sortir mon cœur de sa léthargie. Il est temps de te réinventer, de larguer les amarres.

     

     

     

     

     

     

    Remonter le temps comme on grimpe à une échelle boiteuse. Là-haut, aucune lune à décrocher. Les étoiles éternuent. Ta poussière est poivrée. J’empoche boussole et compas, enfile un vieux ciré, et mets les voiles pour une expédition à durée indéterminée sur les flots des souvenirs de toi.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un voyage immobile ne suffira pas à écoper ma peine. Je dois partir vraiment. Voguer, dériver. Et tant pis pour les tempêtes. Partir à ta recherche ou peut-être à la mienne. Il y a si longtemps que je me suis perdue de vue. La réalité de mes contours comme estompée. Ce drôle d’habit de chair me laisse presque nue. J’existe sans exister tout à fait. Comme si la vie ne me tenait plus dans ses bras. J’aimerais fleurir de nouveau en marchant dans tes pas, reprendre forme humaine, renaître de tes cendres.

     

     

    Découvrez les 5 premières page de : "Lame de fond" de Marlène TissotPour découvrir la suite et vous assurez de recevoir le livre avant tout le monde, merci de soutenir nos éditions en souscrivant.

    La souscription n'est pas une simple précommande.

    Mais bel et bien un soutien financier qui nous permet de constituer le capital nécessaire pour financer les frais d'impression.

    Alors n'hésitez pas à relayer d'îlots en archipels le bulletin de souscription téléchargeable ci-dessous. Merci. (valable jusqu'au 4 mars et non le 5 comme indiqué sur le bulletin)

     

    Télécharger la « Souscription_Lame_de_fond.pdf »

     

    Lame de fond de Marlène Tissot, collection Sur le billot,

    éditions la Boucherie littéraire, 74 pages, 7 mars 2016, 12 euros. 

     


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    Lame de fond de Marlène Tissot est actuellement en cous d'impression "sous les presses" de la Maison de la poésie d'Amay en Belgique. J'en profite pour remercier le travail formidable mené par son directeur David Gionnani et son équipe à l'imprimerie : Karin, Fabian et Arlette.

    Le 7 mars, il sera possible de commander en librairie pour les uns et pour ceux qui veulent nous soutenir, le livre est encore disponible en souscription jusqu'au 4 mars.

    En attendant, pour vous mettre l'eau à la bouche, je vous propose de découvrir les cinq premières page de ce recueil.

     

    Dans la chambre d’hôpital, les machines se sont mises à biper, affolées comme des mouettes au cul d’un chalutier. Des blouses blanches et des stéthoscopes se sont lancés à ta poursuite, mais tu étais déjà loin. Matin d’hiver, cinq heures trente. Tu venais de prendre le large, cap sur l’éternité.

     

    L’hiver a emprisonné ton absence dans sa glace. Rien ne bougeait. Le silence neigeait, lourd et lent. Nos sourires fragiles comme la surface d’un lac gelé sous des pas imprudents. La sensation lancinante de devenir givrée.

     

     

    Verbiage des moineaux derrière les volets clos. Matin de printemps, cinq heures trente. Ton absence fait trop de bruit. Il manque ta voix.

    Démêler les filets, sortir mon cœur de sa léthargie. Il est temps de te réinventer, de larguer les amarres.

     

     

     

     

     

     

    Remonter le temps comme on grimpe à une échelle boiteuse. Là-haut, aucune lune à décrocher. Les étoiles éternuent. Ta poussière est poivrée. J’empoche boussole et compas, enfile un vieux ciré, et mets les voiles pour une expédition à durée indéterminée sur les flots des souvenirs de toi.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un voyage immobile ne suffira pas à écoper ma peine. Je dois partir vraiment. Voguer, dériver. Et tant pis pour les tempêtes. Partir à ta recherche ou peut-être à la mienne. Il y a si longtemps que je me suis perdue de vue. La réalité de mes contours comme estompée. Ce drôle d’habit de chair me laisse presque nue. J’existe sans exister tout à fait. Comme si la vie ne me tenait plus dans ses bras. J’aimerais fleurir de nouveau en marchant dans tes pas, reprendre forme humaine, renaître de tes cendres.

     

     

    Découvrez les 5 premières page de : "Lame de fond" de Marlène TissotPour découvrir la suite et vous assurez de recevoir le livre avant tout le monde, merci de soutenir nos éditions en souscrivant.

    La souscription n'est pas une simple précommande.

    Mais bel et bien un soutien financier qui nous permet de constituer le capital nécessaire pour financer les frais d'impression.

    Alors n'hésitez pas à relayer d'îlots en archipels le bulletin de souscription téléchargeable ci-dessous. Merci. (valable jusqu'au 4 mars et non le 5 comme indiqué sur le bulletin)

     

    Télécharger la « Souscription_Lame_de_fond.pdf »

     

    Lame de fond de Marlène Tissot, collection Sur le billot,

    éditions la Boucherie littéraire, 74 pages, 7 mars 2016, 12 euros. 


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    Patrick Joquel, une fois de plus nous livre ici ses mots qui sont un délicat témoignage de sa lecture du livre d'Hélène Dassavray : On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive.

     

    Des poèmes discrets. Des poèmes qui arpentent l'intime et ses mystères. Ces territoires corporels et charnels où l'on se love en ronronnant, ces territoires de plaisirs, de tendresse et de fulgurance, ces territoires jubilatoires et partagés... Ces instants d'ouverture où la vie traverse le corps et le laisse pantelant se dessiner un léger sourire, un sourire apaisé, un sourire infini.

    Des mots, pour un écho. Un partage. Une complicité. Un secret partagé du bout du silence, et de la lumière plein les doigts, plein les yeux.

    Des poèmes qui suivent la ligne de vie jusqu'à la source, jusqu'à se retrouver, soi, fragile et serein ; juste intégré au mouvement infiniment roulé de la vie.

     

    on ne connait jamais la distance exacte

    entre soi et la rive

    ni à quel moment la vie vous échoue

    sur les plages

    de votre mer intérieure

     

    Patrick Joquel
    www.patrick-joquel.com

    Chronique qui arpente l'intime et ses mystères

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive d'Hélène Dassavray, collection Sur le billot, éditions la Boucherie littéraire, 60 pages, décembre 2015, 11 €

     

    Disponible sur commande dans tous les libraires en France, Canada, Belgique et Suisse.


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