•   

      L’association la Boucherie littéraire, installée à la Tour-d’Aigues, reprend et modernise un concours de poésie pour les enfants de 7 à 12 ans, qui était jusqu'alors organisé par l'Association du Patrimoine Littéraire et Culturel de Grambois.

       Nous avons nommé ce nouveau concours : Les premiers poètes. Il a débuté le 1er octobre 2014 et se terminera le 21 février 2015.

     

    Pourquoi Les premiers poètes ?

     

    À la Boucherie littéraire nous aimons la poésie. Nous pensons que les enfants sont les premiers poètes, « les seuls vrais poètes » comme diraient certains. C'est-à-dire des poètes qui ne se savent pas et qui écrivent sans le poids des références, presque toujours décomplexés du regard des autres et offrant bien souvent des écrits que nombre d'adultes jalousent.

     

    Nous aimons peu le terme « concours » ou l'idée de concourir (dans un sens compétitif) à quelque chose, en particulier en matière de poésie. L'idée d'une compétition nous est méprisable.

    Ce n’est pas un concours pour être meilleur qu’un autre. Nous n’aimons pas non plus les mots « prix » ou « trophée » en tout cas dans le contexte de l'écriture.

     

    Mais il faut poser un nom, concours et les autres étant ceux qui viennent le plus « naturellement ». Les premiers poètes se veut un tremplin de la conscience d'un soi poète. Aussi, ce qui importe grâce ce concours c’est ce que l’enfant de part sa sensibilité et son imaginaire est capable de nous offrir. Ici ne sera pas récompensé le meilleur texte. Mais les prix seront attribués aux poèmes qui seront capables de toucher unanimement les membres du Jury.

     

    En fin d’article vous pourrez télécharger le règlement complet.

    Il est impératif de le lire entièrement avant de participer.

     

    Grandes lignes

     

         L’accès au concours est libre, gratuit et sans inscription préalable ni adhésion à l’association la Boucherie littéraire.

    Ce concours s'adresse aux enfants de 7 à 12  ans scolarisés ou non. Trois catégories distinctes : les 7-8 ans : Potron-minet ; 9-10 ans : Aurore et 11-12 ans : Point du jour.

         Deux sections : ceux qui choisissent d'écrire sur le thème du Printemps des poètes 2015 et ceux qui choisissent leur propre thème.

     

    Un jury composé de poètes et de personnalités du monde littéraire attribuera prix et mention spéciale du Jury. La remise des prix aura lieu le 5 avril sur le salon du livre Les Beaux jours de la petite édition à Cadenet dans le Vaucluse.

      

    Le jury

     

    Pour l’opus 2014/2015 du concours Les premiers poètes, nous remercions les membres du jury qui ont répondu présent pour cette première édition.

    Ils sont tous auteurs et certains d’entre eux sont également des éditeurs de poésie. C’est avec un grand plaisir que nous vous les présentons ici.

     

    Hélène Dassavray naît au milieu du siècle dernier dans le plus petit département de France. Le Bac en poche elle part dans le sud étudier la vie, le rock'n roll, et l'amour. Son but : travailler au ralentissement du monde.

    Elle écrit depuis qu'elle sait le faire, mais en 2000 elle se rend compte que sa prose peut intéresser des lecteurs. C'est ainsi qu'elle écrira son premier roman Les ruines de la future maison, publié en 2008, un succès du bouche-à-oreille en cours de réédition. D’autres ouvrages suivront, romans ou recueils de poésie.

    Elle vit dans le Vaucluse.

    Dernière publication : C'est gentil d'être passé publié aux éditions le Pédalo ivre.

     

    Mireille Disdero, naît un 15 octobre, en Provence. Elle a enseigné le français pendant quelques années puis elle a changé de trajectoire, traversant divers métiers dont l’édition, la librairie, les bibliothèques... Dans le même temps puis plus tard aussi (en fait chaque fois qu’elle a pu) elle a écrit... des romans, des nouvelles, des récits courts, des poèmes.

    Depuis 2012, elle habite à Bangkok, en Thaïlande, où elle approfondit sa connaissance de l’Asie et du Bouddhisme. Comme elle aime voyager, elle en profite pour traverser le Vietnam, la Malaisie, le Cambodge…

    Dernière publication : À l'ombre de l'oubli édité aux éditions du Seuil.

     

     

    Claire Rengade est née à côté de Lyon. D’abord orthophoniste, elle co-fonde le théâtre Craie à Lyon en 1996 (aujourd’hui Collectif Craie) où elle est comédienne et metteur en scène.

    Elle écrit en « allant au monde pour parler de lui », des textes qui mettent en jeu sa propre expérience infusée de voyages divers, en s'attachant à un théâtre du « réel sans réalisme ».

    Ses textes sont écrits pour la scène, rangés en théâtre ou en poésie, prêts à dire pour comédiens, musiciens, circassiens et autres compositeurs. Mais aussi, depuis deux ou trois ans, Claire Rengade dit elle-même en lectures / performances, de plus en plus souvent, ses propres textes qui semblent écrits et ancrés dans une voix, un corps et une gestuelle qui, toujours plus, lui appartiennent.

    Elle vit dans la Drôme.

    Dernière publication : Buggation aux éditions Espace 34.

     

    Patrick Joquel, né en 1959 à Cannes. Après avoir vécu et enseigné en Angleterre, au Sénégal, dans le Mercantour, vallée de la Tinée, il est à présent professeur d’école itinérant dans le secteur de Mouans-Sartoux dans les Alpes-Maritimes.

    Il lit et écrit principalement de la poésie mais pas uniquement : romans, albums, pédagogie… Il aime travailler avec les artistes, rencontrer les poètes… Lire en public, en particulier lors des lectures performances avec selon les choix, Sara Pasquier (danseuse) ou Johan Troïanowski (illustrateur).

    Il dirige par ailleurs une micro maison d’éditions de poésie : les éditions de la pointe sarène.

    Dernière publication : Chercheur d’or aux éditions Pluie d’étoiles, illustrations de Johan Troïanowski.

     

     

    Né en 1955 en Ardèche, Jean-Louis Massot vit depuis une trentaine d’années à Bruxelles, où il anime depuis 1995 les éditions Les Carnets du Dessert de Lune. Il est l’auteur d’une quinzaine de plaquettes et recueils de poésie, ainsi que d’une pièce de théâtre.

    Dernière publication : Séjours là, suivi de D'autres vies ; dessins de Gérard Sendrey, aux éditions M.E.O. (Bruxelles).

     

    Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse. Pousse dans le Lot. Vit au pied du Luberon, dans le Vaucluse, avec sa petite famille. S'intéresse aux choses sans importance et aux trucs qui ne poussent pas droit. Est un etc-iste et un brautiganiste. Écrit des textes courts et des livres petits. Ses deux premiers livres Nos cheveux blanchiront avec nos yeux et Ici ça va, publiés aux éditions Alma, ont été repris en poche par 10/18.

    Dernière publication : La part des nuages aux éditions Alma.

     

     

    Pour pour participer, merci de télécharger le

    Règlement complet du concours 2015


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    p(H)omme de terre 

    Conditionnements, 2010. Photo : Pierre Montavon

     

    E x p o s i t i o n

    du 21 au 31 octobre 2014                                           Centre culturel la Laiterie

    Cadenet (84)

     

    Au commencement

     

    Ce qui constitue cet évènement a pour but de permettre, au public français, la rencontre avec l’œuvre atypique de René Lovy, plasticien suisse. Il est en résidence d’artiste durant plusieurs mois dans le Sud Luberon (avril à octobre 2014). Cette résidence est le fait de la Fondation Anne et Robert Bloch (F.A.R.B.) qui est une fondation Helvète sise à Delémont dans le Jura suisse. Elle a pour but de promouvoir la création et la vie culturelle, (beaux-arts ; arts audiovisuels ; musiques (composition et exécution) ; belles-lettres et les arts de la scène), ainsi que la mise en valeur du patrimoine dans le canton du Jura).

     

    La F.A.R.B. met au concours chaque année le Prix La Sarrazine destiné à favoriser la création artistique et culturelle en offrant aux artistes et chercheurs un lieu privilégié pour travailler et les moyens financiers appropriés.

     

    Ainsi, le Prix La Sarrazine 2014 a été attribuée à René Lovy. C’est la deuxième fois que ce prix est attribué à un artiste plasticien.

    Présentation de la Sarrazine par la F.A.R.B.

     

    p(H)omme de terre

    Patate, 2000, huile sur toile. Peinture et photo : René Lovy

     

     

    p(H)ommes de terre

     

    La Boucherie littéraire connaissait le travail de René Lovy avant sa résidence dans le Luberon. La F.A.R.B. n’a pas prévu d’actions de médiation en accompagnement du travail de l’artiste durant son temps de présence sur la commune de Lauris. Trouvant cela dommage, il a été décidé, en accord avec l’artiste, d’organiser une rencontre afin de faire découvrir au public d’ici le travail atypique de René Lovy.

    Ce n’est pas tant son travail qui est atypique. Mais la matière avec laquelle René Lovy créé ses œuvres : la pomme de terre !

    Et cette singulière spécificité ne peut qu’attirer notre attention quand on connaît l’histoire maraîchère de ce tubercule dans le Sud Luberon.

    En effet, non loin de Lauris, Pertuis a longtemps été connue comme étant l’une des capitales françaises de la pomme de terre. Elle a tiré une forte reconnaissance de cette production, devenue très « identitaire ».

    Exposition

     

    Ainsi au « pays de la pomme de terre », notre désir de rencontre avec René Lovy est une évidence. Cela se traduira tout d’abord par le désir d’offrir, au public d’ici, une exposition d’œuvres qui officient dans différents champs de l’Art.

    Pour se faire, René Lovy disposera des 100 m2 qu’offre la grande salle du Centre culturel la Laiterie à Cadenet. L’exposition se tiendra du 21 au 31 octobre 2014.

    Elle présentera des travaux inédits de l’artiste, dont notamment une série de vingt-cinq portraits composée de différentes variétés de pommes de terre sculptées. Ces visages en patate seront confrontés au temps et au climat méditerranéen comme les hommes et les femmes d’ici.

     

    Édition

    Par ailleurs, La Boucherie littéraire intéressée par les arts s’est en premier lieu fondée sur des projets d’écritures. C’est donc tout naturellement qu’est née l’idée de permettre la rencontre entre l’écriture et la sculpture. Et ainsi mettre en relation deux artistes : René Lovy et Thomas Vinau, poète français, vivant au pied du Luberon. 

    Vingt-huit textes inédits ont été écrits par le poète sur les visages du tubercule.  

     

    Pour donner tout son sens à celle collaboration, La Boucherie littéraire s’engage à publier un livre ou tous les soins seront apportés, à la typographie, au graphisme, au choix de papier et à une impression de qualité. Par ailleurs, une collection de carte postale devait également le jour.

     

    La soirée de lancement de la maison d'édition, via une souscription et la rencontre avec Thomas Vinau et René Lovy, aura lieu de 23 octobre à 18 h 30.

     

    Rencontres

     

    * 21 octobre 2014, en partenariat avec la bibliothèque René Char de Cadenet, pour les enfants :  14 h Visite libre de l’exposition – 14 h 45 Lecture d’histoire sur le thème de la pomme de terre (à la bibliothèque ) – 15 h 30 Atelier de scultpure en pomme de terre. Animé par Ilaria Fontebasso.

    * 22 octobre 2014 Vernissage de l’exposition et rencontre avec René Lovy.

    * 23 octobre 2014, Soirée littéraire avec Thomas Vinau, lecture & projection. Animé par Antoine Gallardo.

     

    René Lovy

     

    p(H)omme de terreArtiste Suisse, René Lovy, né le 14 septembre 1960 à Undervelier dans le canton du Jura. Il est plasticien et graphiste. Depuis 1982, il expose régulièrement en Suisse romande et en France voisine. Il vit et travaille à Porrentruy. Longtemps graphiste au magazine L’illustré puis dans d’autres publications, René Lovy est également co-fondateur de la revue et des éditions D'autre part.

     

    Photo : Pierre Montavon 

     

     Dans tout travail d'artiste, il y a du très concret avec l'huile de coude, les longues heures de travail (réflexion comprise) et le matériel. Pour ce dernier, René Lovy n'est sans doute guère plus original que ses confrères et consœurs de l'ère moderne lorsqu'il utilise des cadres et des vitres, de la toile, de la terre, des panneaux suspendus, des fils, du papier spécial, de la tôle, de la peinture à l'huile, des sacs en jute, ou des bocaux de conserve. Mais René Lovy se distingue des autres artistes par la matière avec laquelle il exécute ses œuvres. Car depuis seize ans, René Lovy travaille la pomme de terre. Et cela sous toutes les formes possibles. La pomme de terre sèchée, pourrie, épluchée, sculptée, filmée, bien mûre et en tas, peinte en bleu, en frites, photographiée, entre autres états prise comme ingrédient essentiel de la transformation et de l'inspiration artistique est un acte étonnant qui ouvre des horizons multiples à ceux qui regardent. Horizons autres que comestibles qui sont pourtant autant d'odes à la Bintje, à la petite Charlotte, à la Robe des champs ou à la Monalisa qu'à la grande permission de l'exploration insolite avec des moments forts. Et si ces moments suscitent parfois une petite toux de rire perplexe, il n'en demeure pas moins qu'il y a dans son travail, une grave interrogation sur la mort, la déglingue du corps humain, la beauté de la nature, l'urgence de la vie et la corruption de la chair humaine.

     

    Il la sculpte, la sèche et la met en scène. On découvre ainsi les tubercules métamorphosés en personnage ou en visage, des faces flétries par le temps. La patate devient le miroir de l’homme sur qui le temps laisse aussi des traces. La pomme de terre est bonne à tout faire. De cette banalité, René Lovy, tire depuis des années une exploration obstinée et cohérente de notre destinée humaine.

     

    À travers la patate, René Lovy explore la condition humaine

     

    L’artiste bruntrutain laisse deviner que, à force de côtoyer les hommes, de se prêter avec docilité à tous nos appétits, la patate a fini par s’humaniser. Tubercules inanimées, avez-vous une âme ?

    Compressée, modelée, desséchée, ratatinée, en rondelles ou mise en bocaux, tombée en poussière, photographiée, placée sous la loupe ou radiographiée, la simple patate est soumise par René Lovy à toutes les explorations, expériences, pressions et au même conditionnement que notre quotidien inflige au corps humain. Il sculpte sa chair lisse et pure, lui donne figure humaine, la conserve, la conditionne, laisse la matière se transformer, flétrir et pourrir et nous met face à notre propre et inéluctable dégénérescence. 

     

    Dans ce traitement impitoyable du vivant comme dans les tentatives de le transformer ou de le conserver à tout prix, c’est d’abord la grande interrogation de René Lovy sur la vie fragile, fracassée mais bien plantée au corps, qu’il nous sert[1].

     

    Ses thèmes

     

    Ses installations nous renvoient à la mémoire collective, à la perte d’identité dans la disparition ou l’oubli, ainsi qu’à la mémoire personnelle et unique de chaque individu, perdu dans la masse collective et l’anonymat. Il parvient à nous isoler de l’instant présent pour nous transporter dans un état méditatif et faire resurgir une émotion intense qui nous questionne sur le temps et la nature humaine[2].

    L’humanité on l’aura compris, est au cœur même de l’œuvre de René Lovy. Ces dernières années, la question des génocides devient récurrente dans le travail de l’artiste.

     

    À 500 ans près

     

    On peut rapprocher des détails de l’œuvre de René Lovy au rendu de certains visages et situations des peintures de Jérôme Bosch.

     

     Au-delà de ces détails, c’est un vrai parallèle qui peut être fait entre ces deux artistes. Comme René Lovy et son travail sur la pomme de terre et ses différents aspects torturés, Jérôme Bosch au travers de ses tableaux a peint une humanité très marquée par les représentations du bien, du mal, du vice, de la douleur et de la souffrance.

     

    Des Pays-Bas du Moyen-Âge au Jura Suisse p(H)omme de terre d’aujourd’hui, ces deux artistes s’interrogent sur la représentation morale de la responsabilité des hommes. René Lovy, plus d’un demi millénaire plus tard, se questionne aussi sur le travail de la mémoire. Il est très sensible aux différents et trop nombreux génocides qui ont jalonné les siècles et qui continuent à se perpétrer aux portes de notre présent. Les drames récents du Rwanda et de la Syrie l’affectent particulièrement. Ainsi dès sa première exposition P(h)DT en 1998, on pouvait voir clouer au mur des Sachets pour douter. 

     

    Sachet pour douter, 2009. Photo : LnP-Tumblr

     

    Arts Graphiques

     

     Après une formation de compositeur typographe (1976-1980), René Lovy quitte le Jura pour travailler comme maquettiste, puis comme graphiste au sein de l'équipe de production de l'Illustré à Lausanne (1980-1985). Il devient maître de typographie pour les apprentis compositeurs typographes à Porrentruy de 1985 à 1989 et ouvre parallèlement un atelier de graphisme dans la capitale ajoulote où il intervient auprès de collectivités locales, d'associations ou d'entreprises, telle que Burrus, ainsi que pour la République et Canton du Jura. Il travaille ensuite comme graphiste responsable à TV 8 à Lausanne (1996-1998) puis comme directeur artistique de MatchMag à Genève (1998-2002). Il réalise la conception de la nouvelle formule du Quotidien Jurassien en 2007 et enseigne le graphisme et le multimédia à l'École de culture générale de Delémont durant la même année.

     

    Actuellement, il continue d'exercer comme graphiste indépendant, notamment dans le domaine culturel, Musée de l'Hôtel-Dieu, C.C.D.P. (Centre Culturel du District de Porrentruy), Balade de Séprais). René Lovy est également co-fondateur de la revue et des éditions D'autre part, dont il assumait la direction artistique jusqu'en 2012 en collaboration avec Pascal Rebetez depuis la création de la maison d'édition en 1997. Ces éditions publient de la littérature suisse d'expression française, dont certains ouvrages l'unissent à la photographie.

     

    Centre culturel la Laiterie

    Cadenet (84)

    du 21 au 31 octobre 2014

     Lundi, samedi & dimanche : 10 h - 12 h & 13 h - 18 h

    Mardi, mercredi, jeudi & vendredi : 13 h - 18 h

    Entré libre

     

    04 900 894 65

    Boulevard de la Liberté

    84160 Cadenet

    p(H)omme de terrep(H)dt, 2014. Photo : René Lovy.

    Pour aller plus loin visitez le site de l'artiste : http://www.renelovy.net/



    [1] Extrait d’un article de Yves Petignat paru dans le quotidien Le Temps.

    [2] Extrait d'un texte de Caroline Tedesco.

     


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  • Initiées par Olivier Dalmon des éditions du Buëch, les 4èmes journées Brautigan se dérouleront du 21 au 31 août 2014 dans la vallée du Buëch dans les Hautes-Alpes. Ci-dessous l'affiche de la prochaine édition suivit du programme des rencontres. 

     

    (Cliquez sur les images pour les agrandir)

    Aff-4e-Journ-Braut

     

    Prog-4e-Journ-Braut


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  • S o r t e z   p r e n d r e   l ' a i r

    FESTIVALS

    Villeneuve-lez-Avignon

    30 / Gard
    41e rencontres d'été de  

     la Chartreuse

    Charteuse 2014

     

    Lodève

    34 / Hérault

    Lodève2014

    Sète

    34 / Hérault

    Voix vives Méd

     

    Autres festivals en P.A.C.A.

    & autres rencontres en Languedoc-Roussillon

     

    LIEUX

    le Tasse-livre

    Lyon

    69 / Rhône

    Tasse-Livre

    le Garage L.

    Forcalquier

    04/ Alpes-de-Haute-Provence

    Garage-L 0051 - copie

     

    la Maison vieille

    Rosières

    43 / Haute-Loire

    la maison vieille

     

     

    le CapLan

    Guimaëc

    29 / Finistère


    CAPLAN

     

    l'Épicerie littéraire

    Châteauroux-les-Alpes

    05 / Hautes-Alpes

    Pano épicerie

     

    le Lièvre de mars

    Marseille

    13 / Bouches-du-Rhône

    Lièvre mars


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    Visuel Dubost CCCV

     

    Dans le cadre de sa programmation de théâtre contemporain pour la saison 2013/2014, le Centre culturel Cucuron Vaugines (C.C.C.V.) vous invite à découvrir, du 10 au 13 avril 2014, l’univers atypique et éclectique de Patrick Dubost & d'Armand le Poête.

    Parfois on connaît l’un et on a entendu parlé de l’autre. D’autres fois, on se rend compte avec stupéfaction que nous avons affaire à la même personne. Mais qui dans un dédoublement poétique nous offre tantôt le visage de Patrick Dubost tantôt celui d’Armand le Poète.

    Si Patrick Dubost a publié en poésie une vingtaine de livres qui, tout en jouant dans les yeux, demandent à êtres lus à voix haute, ce travail sur l'oralité l'a conduit vers la performance, mais aussi aux rencontres avec le théâtre, la marionnette, ou les univers musicaux (instrumentistes ou électro-acoustiques). Patrick Dubost fait partie des rares auteurs qui écrivent pour le théâtre d’objet.

    Nouveaux poêmes d’amourArmand le Poête, quant à lui, a l’art de la biffure, une syntaxe hésitante, le tremblement émouvant et drôle qui marque chacune de ses tentatives poétiques et calligraphiques. Ses lapalissades sont étrangement subversives : « si un jour on a des enfants ensemble, il faudrait ne pas leur faire lire mes poèmes trop tôt, attendre par exemple qu’ils soient sevrés sur le plan de l’orthographe[1]. » Armand Le Poête a publié une dizaine de recueils de « poêmes », parlant très souvent d’amour. Il écrit à la main. Il ne sait pas sa date de naissance (peut-être qu'il n’est pas né). Il fait des « vidéopoêms », des “poêmétals” et des expositions. Il aime la télé, le foot, Violette (qui est partie) et dormir.

    L’événement Le Poête aux deux visage est porté par le Centre culturel Cucuron Vaugines. Il a été initié par Antoine Gallardo, de la Boucherie littéraire, qui aura à charge la médiation de ses rencontres.

    Programme de ces 4 jours

    avec ces deux auteurs dont on ne sait, bien souvent,

    s’il faut classer leurs ouvrages

    en poésie ou en théâtre.

     

     Jeudi 10 avril 20 h 30

    Rencontre avec Armand le Poête

    Soirée curieuse avec les Vidéopoêms d'Armand le Poête au cinéma le Cigalon, à Cucuron.

    Entrée en participation libre en partenariat avec Basilic diffusion et les éditions Gros Textes.

     

    Armand le Poête est titulaire d'une licence poétique qui l'autorise à conserver l'accent circonflexe du poiêma grec original sur poême, poête et mots dérivés.

    Les « vidéopoêms » sont nés de cette idée d’Armand d’écrire le « poême » sous l’œil d’une caméra, avec apparition de petits objets... Ce qui relève du montage ou du son ou de la musique est réalisé par Laurent Vichard... Laurent Vichard est l’un des musiciens de la Tribu Hérisson avec qui Dubost et Armand sont parfois intervenus...

    Yves Artufel, qui a connu Armand le Poête avant qu’il naisse, est poète et responsable des éditions Gros textes chez qui Armand est publié. Il  animera cette soirée en nous faisant découvrir l’auteur par l’œil de l’éditeur, mais aussi par la voix du poète performeur. Ils nous nous offriront des intermèdes ou chacun répondra à l’autre par l’exploration des textes d’Armand.

    Cinéma le Cigalon

    Salle Art & Essai

    Cours Pourrières

    84160 Cucuron

    Vendredi 11 avril

    Rencontre avec une classe de primaire de Puget-sur-DuranceAmourstoujours (C.E.1) qui aura au préalable été initiée à l’atelier d’écriture poétique. L’ensemble des ateliers repose sur le dernier recueil d’Armand le Poête : Amour(s) toujours[2]. Les enfants partageront à voix haute les poèmes qu’ils auront écrits.

    Vernissage de l’exposition des poèmes des enfants, bibliothèque de Puget-sur-Durance.

    17 h inauguration de l'exposition des poèmes des enfants des classes de C.E.2 et de C.M.1  l'école primaire. Les textes sont issus d'ateliers d'écriture poétique réalisés en écho au recueil Amour(s) toujours d’Armand le Poête, publié aux éditions Gros Textes.

     

    Samedi 12 avril 20 h 30

    Rencontre avec Patrick Dubost en partenariat avec le Vélo théâtre d’Apt.

    5 € (Bus gratuit Cucuron/Apt, départ 19 h 30 – sur réservation au Centre culturel Cucuron Vaugines : 04 90 77 28 31).

     

    EGO NON SUM SED VOS AMOThéâtre objets poésie

    Sous ce titre se cache ce qui n’est pas vraiment un spectacle (ou l’est presque ?). Mais plutôt une lecture performance avec un poète (Patrick Dubost), un marionnettiste diseur (Charlot Lemoine), une japonaise manipulatrice (Fubuki), une figure et son double, le temps sur des roulettes, un seuil à franchir au milieu de nulle part, quelques lumières & quelques sons, des suspensions, une chanson pas finie. Le tout reposant sur un texte tout juste édité pour l’occasion : EGO NON SUM SED VOS AMO (je n’existe pas mais je vous aime)[3]. Ou plutôt des extraits choisis parmi les 147 fragments d’une parole attribuée aux objets, publiés chez Color Gang. Et tout cela dans un lieu : le Vélo Théâtre d’Apt pour un moment unique.

    La série de rencontres que nous proposons a pris naissance dans la simple question : Que devient le poème une fois sur scène ?

    Cette question met l’écriture au cœur de la scène, de ce qui est donné à jouer, à voir, à entendre. Cette poésie interagit avec le public. C’est une passerelle qui se passe de réalité, mais qui permet de créer de l’interhumanité dans un espace prédéfini : le théâtre.

    C’est ce qu’il nous sera donné à voir et à entendre avec les textes de Patrick Dubost au Vélo théâtre

    Vélo Théâtre

    Pépinière d'Entreprise

    Rue Eugène Baudouin

    84400 Apt

    Tél : 04 90 04 85 25

    Dimanche 13 avril de 10 h à 17 h

    Atelier d’écriture : De l’écriture à l’oralité, salle Aubert, Lauris.

    30 € adultes, gratuit pour les 9/18 ans.

    De l’écriture à l’oralité : atelier d’écriture adulte animé par Patrick Dubost, possiblement ouvert aux jeunes à partir de 9 ou 10 ans.

    Écrire sur des processus rythmiques. De l’ancrage du texte dans la voix, le geste, le corps. Des rapports de l’écriture, la lecture à voix haute et les échanges d’énergie. Proposition de l’auteur : une quinzaine de participants maxi... : "On écrit puis on met en voix... jouant sur le rythme et les énergies... dans l’écoute, l’échange, le partage... le jeu, l’amusement, le rire... l’émotion, la surprise... sans s’interdire d’aller parfois jusque vers quelques questionnements métaphysiques..."

    À 16 h : l’atelier sera clôturé par un moment privilégié autour d’un thé lecture des créations des participants, en présence de Patrick Dubost. Salle Aubert, à Lauris

    Entrée libre et et goûter offert.

    L’École Buissonnière tiendra une table des livres de l’auteur sur chacune des rencontre de l’auteur durant ces 4 jours de présence. Elle est par ailleurs partenaire du C.C.C.V. pour l'atelier : De l’écriture à l’oralité.

    Dubost.Antoine-LnP


    [1] Nouveaux poêmes d’amour, Armand Le Poête, La Rumeur libre Éditions, 2008, 14 €  
    [2] Amour(s) Toujours, Armand le Poête, éditions Gros textes, 10 €, 2013  
    [3] EGO NON SUM SED VOS AMO (je n'existe pas mais je vous aime), Color Gang éditions, mars 2013,14 €.

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