• Dernières livres chroniqués dans la collection "Sur le billot"

     

     

    Dernières livres chroniqués dans la collection "Sur le billot" En juin, Michel Baglin, écrivain et responsable de la revue Texture a chroniqué On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive d'Hélène Dassavray et Maison. Poésies domestiques d'Emanuel Campo.

     Je vous recommande vivement de vous perdre dans le site de la revue !

     

    Dernières livres chroniqués dans la collection "Sur le billot" Par ailleurs, dans la revue Décharge 170, Jacmo (alias Jacques Morin, le fondateur de la revue) a chroniqué Lame de fond de Marlène Tissot.

    Et pour mieux connaitre cette revue, je ne saurais que trop vous recommander d'écouter l'émission radiophonique Caractère de Bourgogne consacrée à la revue Décharge et à Jacques Morin son créateur.

     

    ici

     

     

    Voici les chroniques de Michel Baglin

    Dernières livres chroniqués dans la collection "Sur le billot" Hélène Dassavray : On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive

     
    « Si les éditions la Boucherie littéraire ne devaient avoir qu’une seule collection, ce serait Sur le billot » prévient Antoine Gallardo, le directeur de ces jeunes éditions, qui organise aussi le festival Poésie nomade en Luberon. C’est dire l’importance qu’il accorde aux recueils qu’il y accueille, misant sur leur singularité, l’œuvre publiée s’inscrivant selon lui « dans un sillon inexploré ou peu visité de la poésie ».
    Tel est le cas de « On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive » d’Hélène Dassavray, troisième titre de cette collection. Les poèmes y évoquent tous le plaisir et l’amour qui « coule de source », et plus précisément celui de la femme dite fontaine à l’heure de l’orgasme. Les mots laissent donc s’écouler « parfois un fleuve / avec son tumulte / parfois une fontaine / parfois un geyser / parfois une rivière / d’eau douce et salée / comme des larmes / sans la tristesse ». Pour trivial que soit le sujet et parfois la situation - « Par le canal des désirs / et leurs combinaisons / passés les récifs et l’écluse / les chants des sirènes / et les échos des Lorelei / l’héroïne se confond en excuses / et change les draps » - la féminité s’y livre et délivre avec délicatesse et la force d’une souveraineté reconquise.
    Hélène Dassavray, également romancière, qui dédie son livre « à (s)es ainées et leurs combats pour (s)a liberté » comme « aux hommes attentifs », célèbre le corps et la liberté des désirs exaucés et, somme toute, la rencontre réussie. Avec l’autre, mais aussi, et plus secrètement, avec soi-même : « un jour elle est devenue confluent de ses propres chemins ». Voilà une quête de plénitude et de réconciliation aboutie, quand on accepte la confrontation avec le vertige de vivre et sa part obscure, ce que traduit bien cet extrait : « On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive / ni à quel moment la vie vous échoue / sur les plages / de votre mer intérieure. »

      

    Dernières livres chroniqués dans la collection "Sur le billot"

    Emmanuel Campo :

    Maison. Poésies domestiques


     
     Premier recueil de son auteur, ce deuxième titre de la collection Sur le billot de la toute jeune maison d’édition La Boucherie littéraire (voir ci-dessus) sait manier la dérision et l’autodérision : « Tu me dis que tu aimes bien la poésie. / En particulier ces courts poèmes japonais / Les sudokus. »
    L’humour y décape et y malmène le conformisme domestique, mais chacun y reconnaîtra un peu de ce qui fait l’ordinaire des jours à la fois boiteux et attachant. Car c’est le quotidien qui est ici caricaturé, moqué et secrètement célébré, entre le biberon du gosse, les SMS, les engueulades, la poubelle et une lecture publique pas très convaincante…
    « Tenir / au milieu des formulaires / dans le bruit des machines domestiques / avec l’appréhension du chômeur / en fin de droits / la chaleur ruisselante de ce début d’été / qu’on n’a pas vu venir / qui salement s’est plantée sous les bras / alors qu’on traînait dans l’appart’ / les fringues de la veille / et la coupe du lendemain. »
    Emanuel Campo, 32 ans, Français et Suédois, jette volontiers des ponts entre les disciplines, puisqu’il est à la fois poète, musicien, performeur, comédien, etc. Les poèmes qu’il livre – ou lâche dans une « mise à flow » – doivent à ces divers domaines leur énergie, leur rythme, leur qualité de mises en bouche. Ils sont un vrai reflet de notre dérisoire modernité et de « l’inachevé qui nous traverse. »

     

    La chronique de Jacques Morin extraite de la page 137 de la revue Décharge N°170

     

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