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    Le 5 avril prochain, on tirera sur le fil. Les histoires d'amour se détricoteront et nous découvrirons les écritures singuières de Mireille Disdero et de Natyot.

    Naturellement, une souscription est proposée, elle demeure à l'avantage des adhérents à la Boucherie littéraire. (Jusqu'au 25 mars inclus)

     

    En avril, lire Mireille Disdero et Natyot 

     

    Usure de l’amour qui rouille à la saison des pluies, quand l’humidité moisit l’éclat de celui qu’on aimait. Quand le regard régurgite des images avariées.
    Sous l’effet de la corrosion, le couple se délite.

     

    L’odeur sucrée de Bangkok. Avec elle, la chaleur en nappes compactes de corps s’extirpant des bureaux. Quand la nuit tombe puis se brise, elle gagne les quartiers.

    Alors, les hommes se transforment en insectes assoiffés… écrasés sous le poids de la beauté. Cœurs brisés, étoiles d’araignées dans le regard, buveurs d’ennui entrechoquant les verres, avalant la nuit sucrerie, tous attendent et transpirent le passé. Équarrisseurs d’anges, désirs immédiats, tous dansent sur les tables (de nuit, de jour), caressant les cheveux d’un noir si noir qu’ils réapprennent la couleur, celle qui éclate dans les yeux nébuleux.


     

    Pendant plusieurs années, Mireille disdero  a vécu à Bangkok.En avril, lire Mireille Disdero et Natyot
    Sa vie avant l’Asie n’est pas effacée. Pourtant, Mireille Disdero n’est plus la même, depuis son retour en France.
    Ce qui n’a pas changé : les livres et la culture sont toujours au centre de sa vie professionnelle.
    Pour elle, l’écriture prime sur tout genre littéraire distinctif. Elle aime la poésie narrative ou fictionnelle, celle qui raconte une histoire. Elle apprécie l’écriture poétique dans le roman... et admire l’architecture d’un récit construit comme un jeu d’échec. 
    Le moment où le lecteur ne peut plus faire marche arrière... Quand tout est joué.

     

    Papiers Fedrigoni

    La couverture en Old mill, teinte Bianco, en 250 g.

    Le corps d’ouvrage sur de l’Arcoprint Edizioni Avorio, en 115 g.

    Format fermé : 110 x 170 mm

    Tirage : 800 exemplaires Nombre de pages : 84  

    I.S.B.N. : 979-10-96861-15-6

     

     

    En avril, lire Mireille Disdero et Natyot 

     

     

     

     

     

     

    L’amour s’est arrêté après acharnement, après épuisement d’aimer. Il a coulé dans le profond. On ne sait jamais trop pourquoi ces choses là arrivent. On a bien une idée ou deux mais ce n’est pas si important de savoir. On constate. Ahuri. Les mains sur les hanches. Et on souffle l’air moisi du dedans, en appréhendant le grabuge à venir. La noyade est possible. Il suffit d’être d’accord sur la fin. Dire la fin ensemble. Pour que personne n’ait froid.

     

     

     

     

     

     

     

    ne plus tenir debout mais rester quand même
    le corps-patate qui roule parterre
    se cogne et se réfugie dans les coins
    les yeux brouillés
    les yeux omelette ne voient plus rien
    la bouche cousue
    au fil de soi
    le silence comme une couverture
    rester encore
    aimer encore
    on verra jusqu'où
    on verra la limite
    dites-moi la limite 
    fonction  : aimer
    dans un acharnement
    un abrutissement
    avec les autres autour qui regardent et qui rient

     

     

     

     

     

    Natyot écrit des textes au présent, vit à Montpellier auEn avril, lire Mireille Disdero et Natyot présent, fait des lectures pour se présenter, êre présente. Dans le passé, Natyot a fait de l’architecture et de la musique, tout est encore présent dans son présent qui est la poésie. En septembre 2018, elle offre à lire autre chose en publiant Le Nord du monde aux éditions La contre allée sous son « vrai » nom : Nathalie Yot.

     

     

     

    Papiers Fedrigoni

    La couverture en  Sirio Color/e, grain Denim, teinte Lampone, 290 g.

    Le corps d’ouvrage sur  Woodstock teinte Rosso, 110 g.

    Le Péritexte : sur Woodstock teinte Rosa, 110 g.

    Pages vierges : Pages vierges : papier Fedregoni, gamme Arcoprint teinte Milk, 100 g.

    Format fermé : 110 x 150 mm

    Tirage : 800 exemplaires Nombre de pages : 72

    I.S.B.N. : 979-10-96861-16-3

     

     

    Téléchargez « Souscription_Disdero-Nayot.pdf »

     


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    Présentation du troisième titre à paru le vendredi 1er mars. Je vous invite ce jour à lire quelques extrait de Faut bien manger d'Emanuel Campo que vous retrouverez dans la collection Sur le billot.

     

    La collection

    Dans une boucherie, le billot est l’une des pièces maîtresses comme la feuille qui l’accompagne. Il allie fermeté, esthétique et caractère.

     

    "Faut bien manger " d'Emanuel Campo : Extraits & souscriptionSi les éditions la Boucherie littéraire ne devaient avoir qu’une seule collection, ce serait Sur le billot.

     

    Car, c’est le lieu où je me dois de mettre en valeur les écrits des auteurs. Là, où je pense que l’œuvre publiée s’inscrit dans un sillon inexploré ou peu visité de la poésie.

     

    Sur le billot, on ne peut pas se défiler. J’y mets mes tripes et mon amour de la poésie pour la poésie.

     

     

    À propos du recueil par Emanuel Campo

    Faut bien manger est un recueil de textes traitant d'une forme de mal-être au travail. L'auteur est toujours en décalage. À chaque situation, il essaye de s'en sortir ou d'expulser ce qu'il peut pour se sentir mieux, mais quoi qu'il fasse il est de nouveau happé par la pesanteur, l'absurdité et la folie du travail.

     

    Extraits

     

    Thierry J.


    Dans le carré de sièges devant moi
    quatre cadres
    sûrement très dynamiques
    discutent fort de l’ambiance dans la boîte.
    Ils s’esclaffent
    se moquent de leurs clients
    commentent bruyamment le travail des équipes
    répondent à leurs téléphones…
    Apparemment
    depuis le licenciement de Thierry J.
    tout va pour le mieux.
    Les chiffres sont bons
    et personne ne craint pour sa place.


    Ils devraient pourtant, craindre
    pour leurs places.


    Puisqu’à ce moment même
    un wagon tout entier
    agacé par leur tapage
    fomente silencieusement un plan
    pour venger Thierry J.

     

     

    Ce que j’entends


    Que la ville c’est le travail
    que le travail c’est la ville
    que la ville soit tu l’aimes soit tu la quittes pas
    qu’ici y a pas de métiers, y a que des emplois
    que si t’as pas le projet, tu trouveras pas l’emploi.


    Que derrière le périph’
    y a les bornes en voiture pour acheter son pain
    avec ou sans gluten
    y a le désert culturel
    qu’on peut se brosser pour se dire
    « Tiens, j’irais bien voir un spectacle » ou
    « J’irais bien rejoindre les copains dans le bar d’en bas »
    qu’encore plus loin, il fait souvent noir, même la nuit.


    C’est qu’on se posait la question de quitter la ville
    pour s’installer plus près de la nature.
    Depuis deux ans, j’ai d’étranges plaques sur la peau.
    On pensait chacun se faire son espace.
    L’atelier là, le studio ici,
    la bibliothèque à gauche, le jardin
    suspendu
    enfin, le calme.
    T’façon, plus personne ne nous rend visite
    à l’improviste
    et pour celles et ceux qui viennent,
    pouvoir les accueillir sur un barbecue douillet de brochettes, de bière locale, de musique et de débats à quatre heures du mat’ sans risquer de croiser les flics au rond-point après le premier verre.


    Alors on me raconte la peur du vide le manque d’aéroport et de filières d’études le coût de l’essence et les hivers froids l’entretien du réseau et celui du toit.


    C’est vrai qu’en ville l’école n’est qu’à trois cents mètres et y a ce truc dans lequel j’me suis lancé avec Machin. Je peux pas le lâcher.


    Alors on hésite.
    Seuls mes potes chômeurs m’encouragent
    on hésite toujours
    mes ongles tentant de soulager cette rougeur à la peau.

     

    La carte


    Vous avez la carte du magasin ?
    « Ça dépend. Elle me permettrait de sortir en
    douce par la porte de service ? »
    Pas du tout.
    « Alors non, je ne l’ai pas. »
    De toute façon, elle ne vous aurait pas non plus aidé à
    terminer ce poème me dit-elle en se retournant pour
    arracher un sac en matière recyclée à 0,05 euros.

     

    Emanuel Campo

    "Faut bien manger " d'Emanuel Campo : Extraits & souscriptionNé en 1983, prénom sans faute d’orthographe (a des origines). Poète revendiqué, slammeur repenti, rappeur récidiviste avec le groupe PapierBruit sous le pseudo Printemps 2004, agitateur de la compagnie Étrange Playground. Avec tout ça trouve encore le temps d’écrire*.

     

    Données techniques

    Format fermé : 110 mm x 170 mn.

    Tirage est de 1000 ex

    Pages : 58

    L'impression numérique se fait sur papier Fedrigoni

    Interieur en Arcoprint Edizioni en 115 g/m2, teinte Avorio.

    Couverture en Old mill Bianco en 250 g/m2 pour la couverture.

    Les livres sont imprimés en France par Yenooa dans les Bouches-du-Rhône.

     

    *Biographie piquée sur le site Realpoetik.


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    Pour poursuivre la présentation d'un des trois titres à paru le vendredi 1er mars, je vous invite ce jour à lire quelques extrait de Bon pour accord de Claire Rengade que vous retrouverez dans la collection Sur le billot.

     

    La collection

    Dans une boucherie, le billot est l’une des pièces maîtresses comme la feuille qui l’accompagne. Il allie fermeté, esthétique et caractère.

     

    Si les éditions la Boucherie littéraire ne devaient avoir qu’une seule collection, ce serait Sur le billot.

     

    Car, c’est le lieu où je me dois de mettre en valeur les écrits des auteurs. Là, où je pense que l’œuvre publiée s’inscrit dans un sillon inexploré ou peu visité de la poésie.

     

    Sur le billot, on ne peut pas se défiler. J’y mets mes tripes et mon amour de la poésie pour la poésie.

     

    À propos du recueil par Claire Rengade

     

    De toi à moi quel contrat ? Les mots n'ont- ils pas plusieurs bouches ? Est-ce qu'un entre-nous se modifie et si oui et de quelle façon ? C'est minuté ? Par quelle géographie de gens ? Si c'est un jeu qui fait le mort ? Ta peau garde-t-elle toujours le même cerveau ? Faut-il brader ce qu'il reste du corps  ?

     

     

    "Bon pour accord" de Claire Rengade : Extraits & souscription

     

    Extraits

     

    à bout de doigts comme papier gras

    à couper fin mais tu en veux

    tu m’approches tu m’éloignes tu en parles

    tu parles déjà de m’en donner

    tu parles de me donner

    je demande

    quelqu’un pourrait me prendre en deuxième main

    quand t’y auras goûté ?

    en partie

    tu me proposes ensalivé

    ensuqué avant

    embobiné

    jeté au sort

    tu sais déjà ce que tu veux attraper ?

    il faut voir le comportement y’en a ils sont attrapés plusieurs fois

    on les tue pas

    c’est comme jouer au tennis tu manges pas la balle ni ton adversaire

    tu crois que je mens mais regarde imbécile

    tu me passes au travers comme la main sous l’eau

     

    je t’aime je l’ai lu dans le journal

    je t’ai mis à l’ombre tu étais dans mon lit

     

    il veut mon nom

    l’acide

    faut que je décline jusqu’à ma naissance

    faut que je dise mon anniversaire

    faut que je lui laisse un numéro

    après il me sonne des milliers de fois oh je vais bien

    je suis contente ça me va comme ça

    que ça te rende accroc

    ça va te dépendre

    je ressusciterons

    tu veux le tas plus gros ou le tas où y’a tout ?

    ça braille dans l’os ça lit dans les doigts

    j’entends dedans ce que tu touches

    la bestiole c’est moi

    n’importe quelle matière je me courbe

    je me mute en n’importe quoi

     

    c’est plutôt une question de lumière que de forte

    un crescendo faut pas commencer trop fort

    cherchons à donner la direction à la phrase

    n’écrivez plus

    on fait ça s’il vous plait dixit

    j’aime bien ce que vous dites

    recitativo

    ensemble c’est

    chacun sa voix pas trop fort

    comme ça on entendra bien ce qui se passe autour

    très près du texte qui est sur une note quand même

    la musique

    pour que je vois un point d’intérêt à la phrase

    mordez

    la couleur c’est de la lumière

    l’appogiature on est

    una volta

    levez-vous

    une fois sans les paroles

    ce qui fait que le rythme est joué avant tout 

     

     

    "Bon pour accord" de Claire Rengade : Extraits & souscriptionAuteur, metteur en scène et comédienne, Claire Rengade vit et écrit depuis 2001 entre Lyon et les Cévennes méridionales. Elle a dirigé la compagnie lyonnaise Théâtre Craie de 1996 à 2014. Depuis 2001 elle met en scène les textes qu’elle écrit. Brassant des thèmes aussi divers que les inondations, les mines de fer, les super-héros, la pisciculture, la culture caprine, la guerre de 1870 ou les industries textiles, Claire Rengade s’attache à un théâtre réel sans réalisme obnubilé par la parole. 

     

    Données techniques

    Format fermé : 110 mm x 170 mn.

    Tirage est de 600 ex

    Pages : 48

    L'impression numérique se fait sur papier Fedrigoni

    Interieur en Arcoprint Edizioni en 115 g/m2, teinte Avorio.

    Couverture en Old mill Bianco en 250 g/m2 pour la couverture.

    Les livres sont imprimés en France par Yenooa dans les Bouches-du-Rhône.

     


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    Pour commencer l'année éditoriale 2019 et glisser de la fin de l'hiver au printemps, le vendredi 1er mars 3 titres ont paru simultanément.

    Dans la collection Carné poétique, après Laure Anders et Thomas Vinau, Lili Frikh prend le relais avec La vie monstre dont cet article vous offre deux nouveaux extraits.

     

    La collection

    La collection Carné poétique est constituée de la viande des auteurs et des lecteurs souvent écrivants eux-mêmes.

    Il s'agit d'un livre-objet hybride à mi-chemin entre le carnet blanc et le livre imprimé. Ce sont des carnets d'inspiration : la poésie que nous lisons nous inspire autant que ce qui nous entoure.

    Ainsi, dans le steack de tous les jours, une poésie originale de 20 pages est prise en sandwich entre 40 pages vierges laissées à la création du lecteur. La chair restante présente l'auteur et son travail.

     

    3 nouveaux recueils pour débuter l'année 2019 

     

     

     

     

     

    Tu mens partout

    il n’y a que deux endroits où jamais

    deux qui touchent le fond

    sur le papier et dans les toilettes

     

     

     

     

     

     

    Besoin
    Lequel ?
    Il n’y a que deux endroits
    deux endroits et un envers
    et un envers vivant
    et un envers qui commence dedans le dehors
    qui commence dehors le dedans
    Tu crois que c’est éloigné tu crois que c’est séparé tu crois
    que c’est deux endroits tu crois
    que les toilettes c’est sale que le papier c’est propre tu crois
    que c’est étanche les deux non
    Tu peux pas être dans l’un sans être dans l’autre tu peux pas
    être dans les mots sans être dans le corps tu peux pas
    être dans les mots sans être dans la merde tu peux pas
    être


    [...]

     

     

    Quand tu avales le petit pois tu avales la forme du petit pois tu avales la couleur du petit pois tu avales la chair du petit pois le goût du petit pois l’odeur du petit pois l’image du petit pois la marque du petit pois tu avales le prix du petit pois tu avales le temps de cuisson du petit pois tu avales l’envie d’avaler un autre petit pois tu avales la terre du petit pois tu avales les rayons qui passent dans le ciel du petit pois tu avales la boite qui conserve le petit pois tu avales la dent qui te fait mal sous la chaleur du petit pois tu avales la langue qui appelle « petit pois » le petit pois tu avales la nuit qui tombe sur le petit pois tu avales la princesse du petit pois tu avales toute l’histoire d’être avalé tu avales d’être avalé tu avales la vie

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    3 nouveaux recueils pour débuter l'année 2019Lili Frikh fait des études de philosophie à Montpellier. Après Lalala sorti chez Polygram, album « choc » dans le monde de la musique et sa Peinture sans Peinture qui reçoit le prix de L’Élan Créateur, elle a commencé à publier en 2012. C'est faite remarquer avec Tôle froissée (éditions la Rumeur libre) sélectionné pour le Prix révélation de poésie 2018 de la SGDL.

     

     

     Composition du Carné

     

    Données techniques

    Format fermé :  110 mm x 150 mm.

    Angles arrondis.

    Tirage : 600 ex

    Pages : 72

     

    Impression

    Imprimé sur des papier Fedrigoni

    La couverture en  Sirio Color/e, grain Denim, teinte Lampone, 290 g.

    Le corps d’ouvrage sur  Woodstock teinte Rosso, 110 g.

    Le Péritexte : sur Woodstock teinte Rosa, 110 g.

    Pages vierges : Pages vierges : papier Fedregoni, gamme Arcoprint teinte Milk, 100 g.

    Tirage : 600 exemplaires Nombre de pages : 48 Format fermé : 110 x 150 mm

    I.S.B.N. : 979-10-96861-13-2


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    Pour commencer l'année éditoriale 2019 et glisser de la fin de l'hiver au printemps, le vendredi 1er mars j'ai fait paraître simultanément 3 titres. Deux Sur le billot et un dans la collection Carné poétique.

     

     

    3 nouveaux recueils pour débuter l'année 2019

     

     

     

     

     

     

    De toi à moi quel contrat ? Les mots n'ont- ils pas plusieurs bouches ? Est-ce qu'un entre-nous se modifie et si oui et de quelle façon ? C'est minuté ? Par quelle géographie de gens ? Si c'est un jeu qui fait le mort ? Ta peau garde-t-elle toujours le même cerveau ? Faut-il brader ce qu'il reste du corps  ?

     

     

     

     

    à bout de doigts comme papier gras

    à couper fin mais tu en veux

    tu m’approches tu m’éloignes tu en parles

    tu parles déjà de m’en donner

    tu parles de me donner

    je demande

    quelqu’un pourrait me prendre en deuxième main

    quand t’y auras goûté ?

    en partie

    tu me proposes ensalivé

    ensuqué avant

    embobiné

    jeté au sort

    tu sais déjà ce que tu veux attraper ?

    il faut voir le comportement y’en a ils sont attrapés plusieurs fois

    on les tue pas

    c’est comme jouer au tennis tu manges pas la balle ni ton adversaire

    tu crois que je mens mais regarde imbécile

    tu me passes au travers comme la main sous l’eau

     

    je t’aime je l’ai lu dans le journal

    je t’ai mis à l’ombre tu étais dans mon lit

     

     

     

    3 nouveaux recueils pour débuter l'année 2019Auteur, metteur en scène et comédienne, Claire Rengade vit et écrit depuis 2001 entre Lyon et les Cévennes méridionales. Elle dirige la compagnie lyonnaise Théâtre Craie depuis 1996. Depuis 2001 elle met en scène les textes qu’elle écrit. Brassant des thèmes aussi divers que les inondations, les mines de fer, les super-héros, la pisciculture, la culture caprine, la guerre de 1870 ou les industries textiles, Claire Rengade s’attache à un théâtre réel sans réalisme obnubilé par la parole.

     

    Papiers Fedrigoni

    La couverture en Old mill, teinte Bianco, en 250 g.

    Le corps d’ouvrage sur de l’Arcoprint Edizioni Avorio, en 115 g.

    Tirage : 600 exemplaires Nombre de pages : 48 Format fermé : 110 x 170 mm

    I.S.B.N. : 979-10-96861-12-5

     

    3 nouveaux recueils pour débuter l'année 2019 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Besoin
    Lequel?
    Il n’y a que deux endroits
    deux endroits et un envers
    et un envers vivant
    et un envers qui commence dedans le dehors
    qui commence dehors le dedans
    Tu crois que c’est éloigné tu crois que c’est séparé tu crois
    que c’est deux endroits tu crois
    que les toilettes c’est sale que le papier c’est propre tu crois
    que c’est étanche les deux non
    Tu peux pas être dans l’un sans être dans l’autre tu peux pas
    être dans les mots sans être dans le corps tu peux pas
    être dans les mots sans être dans la merde tu peux pas
    être


    [...]

     

     

    3 nouveaux recueils pour débuter l'année 2019Lili Frikh fait des études de philosophie à Montpellier. Après Lalala sorti chez Polygram, album « choc » dans le monde de la musique et sa Peinture sans Peinture qui reçoit le prix de L’Élan Créateur, elle a commencé à publier en 2012. C'est faite remarquer avec Tôle froissée (éditions la Rumeur libre) sélectionné pour le Prix révélation de poésie 2018 de la SGDL.

     

     Papiers Fedrigoni

    La couverture en  Sirio Color/e, grain Denim, teinte Lampone, 290 g.

    Le corps d’ouvrage sur  Woodstock teinte Rosso, 110 g.

    Le Péritexte : sur Woodstock teinte Rosa, 110 g.

    Pages vierges : Pages vierges : papier Fedregoni, gamme Arcoprint teinte Milk, 100 g.

    Tirage : 600 exemplaires Nombre de pages : 48 Format fermé : 110 x 150 mm

    I.S.B.N. : 979-10-96861-13-2

     

    3 nouveaux recueils pour débuter l'année 2019

     

     

     

     

    Un jour j’ai quitté mon emploi.

    Le soir avec mes potes
    je partageais mes doutes
    ma peur notamment de manquer d’argent.

    L’un d’eux m’arrêta net
    Et alors ? Tu mangeras des pâtes.
    C’est bon les pâtes ! 

     

     

     

    Emanuel Campo Franco-suédois, 3 nouveaux recueils pour débuter l'année 2019il naît en 1983. Un bout d'enfance à Göteborg, puis un autre à Dijon jusqu'aux études, il vit aujourd'hui à Lyon. Il se consacre autant à la page qu’à la scène et travaille avec des chorégraphes, des musiciens, des metteurs en scène, des poètes en tant qu’auteur, performeur ou interprète. À partir de 2005, il publie en revue, déclame ses textes en public, s’investit dans des collectifs allant du théâtre au spoken word, participe à plusieurs créations et à l’animation d’événements autour de l’écriture et de l’oralité.

     

    Papiers Fedrigoni

    La couverture en Old mill, teinte Bianco, en 250 g.

    Le corps d’ouvrage sur de l’Arcoprint Edizioni Avorio, en 115 g.

    Tirage : 1000 exemplaires Nombre de pages : 58  Format fermé : 110 x 170 mm

    I.S.B.N. : 979-10-96861-14-9

     


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