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    Le pluridisciplinaire Patrice Maltaverne livre sur son blog de chroniques poétiques : Poésie chronique ta malle son ressenti à la lecture de Lame de fond de Marlène Tissot. (ici vous pourrez lire les 5 premières pages)

    D'un échange avec lui sur la réception et la lecture du recueil il dit ces mots qui me touchent (et auxquels j'adhère) :

    Tu penses que j'allais pas mettre longtemps à dévorer le Marlène Tissot ! Sitôt reçu, sitôt lu.  Que veux-tu, ce qu'elle écrit, elle l'écrit avec naturel et ça, ça vaut tout l'or du monde...

     
     
    Voici le dernier livre de Marlène Tissot, publié par les éditions "la Boucherie littéraire", le cinquième de sa collection "Sur le billot".
    Il s'agit d'une suite de proses consacrées au souvenir d'un proche disparu. Ce souvenir est prétexte à un retour dans les lieux (jusque dans la maison) où ce disparu a vécu. C'est dire combien le souvenir s'incarne au maximum. L'attitude de la narratrice pourrait être de le rejeter, de lui ôter sa substance, pour s'en détacher au plus vite. Eh bien non. C'est ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce livre, cette façon de se sauver en se précipitant là où est le manque.
    La mer de Bretagne est également très présente dans cette "lame de fond", et c'est elle qui nourrit nombre d'images. C'est qu'il en faut du courage, parfois, pour se maintenir au dessus de la ligne de flottaison.
    Le style de Marlène Tissot restitue avec finesse les subtils atermoiements de l'âme. Il est connu pour cela déjà !
     
    Extrait de "Lame de fond" :
     
    "Une serveuse assise à la terrasse d'un restaurant vide. Ce n'est pas encore l'heure, plus la saison touristique, pas le week-end. Il n'y a pas grand chose à faire en cet instant, alors elle vient s'asseoir là et regarder la mer. Une veste d'homme posée sur ses épaules étroites. Une petite robe noire et un tablier blanc. J'essaie d'imaginer ce que verraient tes yeux s'ils étaient à la place des miens. Est-ce que tu la trouverais belle ? Tu disais que toutes les femmes étaient belles, sauf celles qui n'avaient pas de cœur".

    Patrice Maltaverne,

    17 mars 2016

     

    Lame de Fond de Marlène Tissot, collection Sur le billot, éditions la Boucherie littéraire,

    74 pages, 7 mars 2016, 12 euros. 

    Disponible sur commande dans toutes les bonnes librairies

     

     Il est important d'aller plus loin et découvrir la nébuleuse poétique de Patrice Maltaverne.

    Né en 1971 à Nevers, Patrice Maltaverne a publié des poèmes dans une trentaine de revues ou sites littéraires. Il est passionné de poésie... On s'en doute. Et il ne manque pas de corde à son arc.

    En effet, il anime la revue Traction-brabant depuis janvier 2004. Il rédige des chroniques de lectures pour le « Mensuel littéraire et poétique » et la revue « Diérèse » notamment. Il anime également un blog de chroniques poétiques : Poésie chronique ta malle. Par ailleurs, il tient une revue de presse des revues de poésie sur le net qu'il a nommé : C'est vous parce que c'est bien.

    Et comme si cela ne suffisait pas, en plus de tout cela et d'une active vie professionnelle il dirige également les éditions du Citron gare qu'il a fondé en 2012.


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    Tu me racontais la tempête qui envoyait valdinguer les rochers de la Pointe du Raz. Les cadavres échoués sur la baie des Trépassés. Et je m’en foutais de savoir si tout ça c’était vrai ou bien si t’inventais. Je t’écoutais. J’en voulais toujours plus de tes histoires de vieux loup de mer.

    C’était il y a combien de temps tout ça, dis-moi ? Quand les crabes ramenés du port cavalaient dans la petite cour bordélique. Que je nettoyais mes pieds pleins de sable sous le robinet. Quand je collectionnais les coquillages et que j’allais me gaver de crêpes chezAlberte. Elle est encore en vie, Alberte.

    Il paraît qu’elle n’y voit plus grand-chose. Son fils la promène le dimanche sur un fauteuil à roues. Il l’emmène écouter la mer.

    Il y a Maurice aussi. Ton ami de toujours. Je lui rendrai visite. Nous parlerons de toi. Il me demandera si je me rappelle de ceci, de cela. Oui, je me souviens. Et pourtant, tout me semble si irréel. Est-ce que c’était vraiment moi ? Est-ce que j’ai eu plusieurs vies à l’intérieur de ma vie ?

     

    Marée amarrée haute. Lame de fond : nn déferlement infiniment humain

     

     Jusqu'à demain soir, foi au cachet de la poste... Pour souscrire, nous soutenir dans notre démarche éditoriale & nous encourager à poursuivre. Merci.

     

    Télécharger la « Souscription_Lame_de_fond.pdf »

     

    Lame de fond de Marlène Tissot, collection Sur le billot, éditions la Boucherie littéraire,

    74 pages, 7 mars 2016, 12 euros. 

     


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    Lame de fond de Marlène Tissot est actuellement en cous d'impression "sous les presses" de la Maison de la poésie d'Amay en Belgique. J'en profite pour remercier le travail formidable mené par son directeur David Gionnani et son équipe à l'imprimerie : Karin, Fabian et Arlette.

    Le 7 mars, il sera possible de commander en librairie pour les uns et pour ceux qui veulent nous soutenir, le livre est encore disponible en souscription jusqu'au 4 mars.

    En attendant, pour vous mettre l'eau à la bouche, je vous propose de découvrir les cinq premières page de ce recueil.

     

    Dans la chambre d’hôpital, les machines se sont mises à biper, affolées comme des mouettes au cul d’un chalutier. Des blouses blanches et des stéthoscopes se sont lancés à ta poursuite, mais tu étais déjà loin. Matin d’hiver, cinq heures trente. Tu venais de prendre le large, cap sur l’éternité.

     

    L’hiver a emprisonné ton absence dans sa glace. Rien ne bougeait. Le silence neigeait, lourd et lent. Nos sourires fragiles comme la surface d’un lac gelé sous des pas imprudents. La sensation lancinante de devenir givrée.

     

     

    Verbiage des moineaux derrière les volets clos. Matin de printemps, cinq heures trente. Ton absence fait trop de bruit. Il manque ta voix.

    Démêler les filets, sortir mon cœur de sa léthargie. Il est temps de te réinventer, de larguer les amarres.

     

     

     

     

     

     

    Remonter le temps comme on grimpe à une échelle boiteuse. Là-haut, aucune lune à décrocher. Les étoiles éternuent. Ta poussière est poivrée. J’empoche boussole et compas, enfile un vieux ciré, et mets les voiles pour une expédition à durée indéterminée sur les flots des souvenirs de toi.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un voyage immobile ne suffira pas à écoper ma peine. Je dois partir vraiment. Voguer, dériver. Et tant pis pour les tempêtes. Partir à ta recherche ou peut-être à la mienne. Il y a si longtemps que je me suis perdue de vue. La réalité de mes contours comme estompée. Ce drôle d’habit de chair me laisse presque nue. J’existe sans exister tout à fait. Comme si la vie ne me tenait plus dans ses bras. J’aimerais fleurir de nouveau en marchant dans tes pas, reprendre forme humaine, renaître de tes cendres.

     

     

    Découvrez les 5 premières page de : "Lame de fond" de Marlène TissotPour découvrir la suite et vous assurez de recevoir le livre avant tout le monde, merci de soutenir nos éditions en souscrivant.

    La souscription n'est pas une simple précommande.

    Mais bel et bien un soutien financier qui nous permet de constituer le capital nécessaire pour financer les frais d'impression.

    Alors n'hésitez pas à relayer d'îlots en archipels le bulletin de souscription téléchargeable ci-dessous. Merci. (valable jusqu'au 4 mars et non le 5 comme indiqué sur le bulletin)

     

    Télécharger la « Souscription_Lame_de_fond.pdf »

     

    Lame de fond de Marlène Tissot, collection Sur le billot,

    éditions la Boucherie littéraire, 74 pages, 7 mars 2016, 12 euros. 


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    Patrick Joquel, une fois de plus nous livre ici ses mots qui sont un délicat témoignage de sa lecture du livre d'Hélène Dassavray : On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive.

     

    Des poèmes discrets. Des poèmes qui arpentent l'intime et ses mystères. Ces territoires corporels et charnels où l'on se love en ronronnant, ces territoires de plaisirs, de tendresse et de fulgurance, ces territoires jubilatoires et partagés... Ces instants d'ouverture où la vie traverse le corps et le laisse pantelant se dessiner un léger sourire, un sourire apaisé, un sourire infini.

    Des mots, pour un écho. Un partage. Une complicité. Un secret partagé du bout du silence, et de la lumière plein les doigts, plein les yeux.

    Des poèmes qui suivent la ligne de vie jusqu'à la source, jusqu'à se retrouver, soi, fragile et serein ; juste intégré au mouvement infiniment roulé de la vie.

     

    on ne connait jamais la distance exacte

    entre soi et la rive

    ni à quel moment la vie vous échoue

    sur les plages

    de votre mer intérieure

     

    Patrick Joquel
    www.patrick-joquel.com

    Chronique qui arpente l'intime et ses mystères

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive d'Hélène Dassavray, collection Sur le billot, éditions la Boucherie littéraire, 60 pages, décembre 2015, 11 €

     

    Disponible sur commande dans tous les libraires en France, Canada, Belgique et Suisse.


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    Quelques gouttes de soleil dans les flaques de ciel bleu...

     

    Pied au plancher, foncer vers toi, là où tu n’es plus. Les bornes en pointillés le long de l’asphalte. Je les relie en une ligne de kilomètres au compteur de ma vieille auto. Me rappelle les jeux d’enfants aux points numérotés, dessin magique à faire apparaître d’un trait de crayon. Je trace sur la route les contours de mon désarroi. Il n’a pas forme humaine. Un petit monstre avec une grande gueule. Je lui explose les dents. Pointillés. Pied au plancher. Je fonce dans les entrailles de l’infini. Te rejoindre. D’une manière ou d’une autre. Direction Nord-Ouest. Remonter le temps, remonter le paysage, remonter les aiguilles d’une montre aux rouages bloqués. Me persuader que si elle veut bien tictaquer de nouveau, alors, je trouverai au bout du chemin des morceaux de ton sourire et je pourrai le reconstruire, grand comme un navire.

     

    Marlène Tissot naît un matin par erreur, s’excuse souvent, écrit des histoires, de la poésie jusque dans ses romans, fait des photos loin des clichés, bricole des objets, répare des machines à laver, cuit trop ses confitures, joue parfois avec le feu, n’aime pas tellement parler. Dans sa trousse à outils, les choses du quotidien sont ses crayons de couleur.

     

    La souscription n'est pas une simple précommande.

    Mais bel et bien un soutien financier qui nous permet de constituer le capital nécessaire pour financer les frais d'impression.

    Alors n'hésitez pas à relayer d'îlots en archipels le bulletin de souscription téléchargeable ci-dessous. Merci 

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    Lame de fond de Marlène Tissot, collection Sur le billot,

    éditions la Boucherie littéraire, 74 pages, 7 mars 2016, 12 euros.,

     


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