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Petit Brévaire animal à l'usage des humains

  • Antoine Gallardo

 

 

 

 

 

 

 

Qui n'a jamais entendu ou fait l'objet d'une expression familière où l'être humain – à tort ou à raison – est comparé à un animal  ? 

À la manière d'un jeu, l'auteur fait surgir ces expressions dans une poésie du quotidien entre humour, bonheur, mélancolie et désarroi. 

Un clin d'œil en forme d'hommage à tous ces animaux, pas si bêtes, que nous singeons si souvent et qui nous observent, à n'en pas douter, comme des ogres jamais repus. 

 

 

 

 

En cuisine 
s'agite comme un bourdon 
lave
épluche
coupe
mélange
assaisonne 
passe d'une casserole
à une autre
goûte 
laisse mijoter

à table
sans un mot
ils avalent
sa sueur
ses gestes 
sa façon d'aimer 
avant de demander 
avec des yeux de merlan frit
pourquoi
aujourd'hui 
manque le dessert


 

 

Fort comme un bœuf 
malin comme un singe
n'a peur de rien 

sauf la nuit 
quand il entend 
la roulette 
descendre vers sa bouche 
celle 
qui l'a torturé 
lui et ses compagnons 
pris dans les barbelés
de la dictature 

réveillé 
trempé 
se lève 
écorche le renard

 

Ne faut-il pas avoir
un rat dans la contrebasse
pour écrire des poèmes
décortiquer son âme
lui demander 
de se balader
au milieu de tous
nue comme un ver

 

Loin d'être une farce
toujours 
sommes les dindons de l'existence
même si anguilles
nous nous faufilons 
entre les pages du quotidien 
le temps 
un jour ou l'autre 
nous rattrape 
nous fige 
pour toujours

bienheureux
celles et ceux 
qui n'ont pas mené 
une vie de chien

 

 

 

Jean-Luc Catoir, médecin généraliste en milieu semi-rural dans le Tarn, a pas mal roulé sa bosse. De rencontre en rencontre avec les patients, quelques poésies lui sont venues. Un doigt effleure la maladie, la mort, mais malgré tout la vie, dans toute sa tendresse, reste présente.

A publié à La Boucherie littéraire : Migrations en 2023, Chaque jour ausculter en 2021 (Prix Ganzo Révélation 2023), et a participé à l'anthologie Filles bouchères et Garçons bouchers en 202).

 

 

Juliette Choné, artiste plasticienne : Mon travail, à travers une imagerie figurative pleinement assumée, donne à voir une approche dichotomique du vivant. D’un côté, il appelle à une réalité sociétale et politique (cause animale, écologie de l’Anthropocène) et de l’autre, il fait référence à un monde imaginaire et poétique inspiré par les contes. Ainsi à travers la fragilité des mondes du vivant et l’idée d’une perméabilité des frontières qui les séparent, je tente de développer le concept de non-séparation, et par là, sensibiliser le public à un lien indiscutable et essentiel entre tous les vivants qu’il faut restaurer, honorer et protéger.

 

 

 

Parution : 13/11/2025
Tirage : 800 exemplaires
Nombre de pages : 54
Format fermé : 110 x 170 mm

 

 

Prix public 13 €
I.S.B.N. :
979-10-96861-68-

 

 

Papiers Fedrigoni & Artic Paper
La Couverture en Old mill, teinte Bianco, en 250 g. 
Gardes sur Woodstock teinte Rosso en 110 g.

Le corps d’ouvrage sur du Munken print White en 115 g

 

 

 


 

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