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EMOVERE : Voir, entendre et lire Nicolas Vargas

  • Antoine Gallardo

EMOVERE

de Nicolas Vargas

En souscription jusqu’au 9 septembre inclus

 

 

Découvrez l'extrait vidéo d'une pièce chorégraphiée et dansée par Saballine Fournier, dite et écrite par Nicolas Vargas : EMOVERE.
 
 
EMOVERE c'est la trace à deux corps de cet espace, de ce moment, ce moment là, quand on aura lâché toutes les lignes, qu'il va falloir se retourner. EMOVERE ça serait l'écriture de ce quart de seconde amygdale.
 
Danse : Sabaline Fournier
Texte & lecture : Nicolas Vargas
Lumière : Jean-Pierre Legout
 

 

 

EMOVERE de Nicolas Vargas en souscription

 

 

On s'était mis là pour bien voir
quand elle passerait dans la rue
On l'attendait

        L'émotion

Le front contre la vitre
la petite salive sous la langue...
Et puis

        : quelque chose nous a tapé sur l'épaule...

 

 

Descendre à sa cave de corps
laisser la porte ouverte

Sentir sur sa peau cette odeur
humide

familière

S’enfoncer dans le couloir
pas traîner les pieds

une pointe soupir

 

 

Maintenant cette respiration entre tes mains
se love sur elle-même

elle
hoquette se
resserre doucement autour de son
nœud

les murs passent par toutes les couleurs froides

 
on sent bien
le vent tourne

 
La langue prend le corps sous le bras
l’entraîne dans le virage en sueur

attiré par l’odeur qui change
il s’oublie
se laisse aller dans le drap de cette scène

 

 

Nicolas Vargas, né en 1980, a baigné dans EMOVERE de Nicolas Vargas en souscriptionla poésie sonore. Aussi sa grammaire est physique, gonflée par le poème.

Maintenant, il ne s’embête de pas grand-chose. Son écriture sent le pigeon de ville, le café froid, le carrelage ancien. Quand elle se gueule de bois, Nicolas Vargas prend le relais, il se pupitre alors et convoque tout son corps pour expliquer pourquoi mademoiselle sent des pieds qu’elle a plats. Les jolis chiens en prennent pour leur compte.

Ne cherchez pas la poussière sous le tapis : ici, les hésitations à ciel ouvert sont fertiles, c’est dans cette terre labourée que sont plantées, à la main, quelques confidences aigres-douces.

 

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