EMOVERE : Voir, entendre et lire Nicolas Vargas
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EMOVERE
En souscription jusqu’au 9 septembre inclus
Découvrez l'extrait vidéo d'une pièce chorégraphiée et dansée par Saballine Fournier, dite et écrite par Nicolas Vargas : EMOVERE.
EMOVERE c'est la trace à deux corps de cet espace, de ce moment, ce moment là, quand on aura lâché toutes les lignes, qu'il va falloir se retourner. EMOVERE ça serait l'écriture de ce quart de seconde amygdale.
Danse : Sabaline Fournier
Texte & lecture : Nicolas Vargas
Lumière : Jean-Pierre Legout
| On s'était mis là pour bien voir quand elle passerait dans la rue On l'attendait L'émotion Le front contre la vitre la petite salive sous la langue... Et puis : quelque chose nous a tapé sur l'épaule... |
| Descendre à sa cave de corps laisser la porte ouverte Sentir sur sa peau cette odeur humide familière S’enfoncer dans le couloir pas traîner les pieds une pointe soupir |
| Maintenant cette respiration entre tes mains se love sur elle-même elle hoquette se resserre doucement autour de son nœud les murs passent par toutes les couleurs froides |
| on sent bien le vent tourne |
| La langue prend le corps sous le bras l’entraîne dans le virage en sueur attiré par l’odeur qui change il s’oublie se laisse aller dans le drap de cette scène |
Nicolas Vargas, né en 1980, a baigné dans
la poésie sonore. Aussi sa grammaire est physique, gonflée par le poème.
Maintenant, il ne s’embête de pas grand-chose. Son écriture sent le pigeon de ville, le café froid, le carrelage ancien. Quand elle se gueule de bois, Nicolas Vargas prend le relais, il se pupitre alors et convoque tout son corps pour expliquer pourquoi mademoiselle sent des pieds qu’elle a plats. Les jolis chiens en prennent pour leur compte.
Ne cherchez pas la poussière sous le tapis : ici, les hésitations à ciel ouvert sont fertiles, c’est dans cette terre labourée que sont plantées, à la main, quelques confidences aigres-douces.
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