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    En juillet 2018, les éditions la Boucherie littéraire se dotera d'une nouvelle collection qui s'intitulera : Carné poétique.

    La collection Carné poétique est constituée de la viande des auteurs et des lecteurs souvent écrivants eux-mêmes.

    Il s'agit d'un livre-objet hybride à mi-chemin entre le carnet blanc et le livre imprimé. Ce sont des carnets d'inspiration : la poésie que nous lisons nous inspire autant que ce qui nous entoure.

    Ainsi, dans le steack de tous les jours, une poésie originale de 20 pages est prise en sandwich entre 40 pages vierges laissées à la création du lecteur. La chair restante présente l'auteur et son travail.

    Pour inaugurer cette nouvelle collection deux titres paraîtront simultanément :

     

    Carné poétique : nouvelle collection à la Boucherie littéraireCarné poétique : nouvelle collection à la Boucherie littéraire   

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Très prochainement, une souscription vous sera proposée pour l'acquisition de ces deux nouveautés.

     

    Cette nouvelle collection sera d'un format de 15 x 11 cm aux angles arrondis. Elle sera composée de quatre beaux papiers du papetier italien Fedrigoni :

    La couverture : gamme Sirio Color/e, grain Denim, teinte Lampone, 290 g.
    Le corps d’ouvrage : gamme Woodstock teinte Rosso en 110 g.
    Les pages vierges : gamme Arcoprint teinte Milk, 100 g.
    Le péritexte : gamme Sirio Color, teinte Nude en 115 g.


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    Pour bien commencer la semaine voici un nouvel extrait de Ce qu'on vaut de poussière de Felip Costaglioli, dont nous aimerions voir ce premier titre de l'année dans la collection La feuille et le fusil paraître au début du mois de juin.

     

    [...]

     

    Il faudrait ne plus croire
    que le calendrier nous ment

    Voir
                    en soi et l’autre


    Quitte à y laisser un oeil
    ou deux


    ou trois


    puis tout ce qui est à venir

     

     

    N’est-ce pas cela aussi s’appartenir ?


    Ne plus creuser mais
    gratter sous nos ongles


    pincer dans sa poche
    ce qu’on vaut de poussière


    Et quand même se plaire

     

    [...]

     

     

    Afin de nous aider à faire paraître Ce qu'on vaut de poussière de Felip Costaglioli,

    dont le livre paraît à l'occasion du Marché de la poésie de Paris,

    nous lançons un appel à souscription (lien en fin d'article)

    ouvert jusqu'au 5 juin inclus.

    Avec votre soutien cela nous permettra

    de financer pour partie les frais d'impression.

     

    Ce qu'on vaut de poussière

     

    En huit poèmes, à la fois épars et concentrés, jouant du blanc et de l´espace, Ce qu'on vaut de poussière s'articule comme une suite.

    Dans ce journal de l´intime qui évoque l´art de la fugue, une voix, entre obsession et légèreté, tente de traquer, de caresser ce qui nous fuit et qui nous constitue : la belle petite énigme de l'être et de l'autre.

     

     

    J'ai bien compris

    par les entailles
    dans ma langue par les bonds


    que les mots font dans ta bouche


    que ce que nous nommons visions
    énigmes


    n'est en fait que nos mains qui tremblent

     

     

    Felip Felip Costaglioli, vit depuis 25 ans aux États-Unis dans le Minnesota et enseigne l'esthétique du cinéma à St Cloud State University. Il écrit poèmes et nouvelles en catalan, français et anglais.

    Il poursuit aussi un assidu travail de traduction de poètes divers dans ces trois langues.

    A publié une quinzaine d´ouvrages de poésie en Espagne et en Frande. Collabore en tant que performeur avec plasticiens, vidéastes, compositeurs et musiciens au sein de spectacles où s´allient image, son et poésie.

     

    Cliquez sur l'image pour avoir le détail des données techniques.

    Ce qu'on vaut de poussière

     

    Télécharger « Bull_Souscript_Ce_Qu-on_vaut.pdf »

     


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     La poésie, personne n'en lit de Marc Guimo paraît le 4 mai 2018.

    "La poésie, personne n'en lit" de Marc Guimot enfin en souscription

     

    Je m'occuperais bien de toi
    poésie
    seulement si tu craches tes poumons
    et envoies au casse-pipe
    les formes avachies dans tes fauteuils
    tu n’as plus tellement le choix
    si tu veux échapper au musée
    et au lourd destin du dentier dans un verre
    il y a des gens qui veulent rire honnêtement
    et ils t’ont montrée du doigt

     

    La poésie, personne n'en lit

    En mode ironique et satirique l'auteur aborde comme un pirate le navire tranquille de la poésie. Manifeste ou antimanifeste, critique ou déclaration d'amour, coup de gueule ou coup de boule, farce ou attrape, le recueil ne refuse aucune étiquette, il les prend volontiers comme un peu d'essence pour pousser plus le bouchon, le lecteur étant prié d'allumer lui-même la mèche...

     

    "La poésie, personne n'en lit" de Marc Guimot enfin en souscriptionTravailler moins pour écrire plus, voici l’utopie fondatrice des lundis matins de Marc Guimo, avec pour conséquences, outre une sensible baisse de la croissance française, la lente maturation d’un plan d’évasion qui s'échafaude ici et sur quelques autres supports

    Site de l'auteur : www.marcguimo.com

     

     

    Un recueil à 90 euros ?

    La poésie au prix d’un grand parfum ?

    Une idée pourtant révolutionnaire, décapante, voire détartrante : injecter du luxe dans une activité en perdition, mais allez savoir pourquoi, mon éditeur n’a pas accepté la réforme de ses plans marketing. Ce sera donc plutôt le prix d’une place de ciné, sans la 3D, mais avec un casting de rêve : Baudelaire, Rimbaud, Johnny Cash, Jean-Luc Le Ténia, Pole Emploi, Ray-Ban, poètes à temps plein ou partiel, lecteurs, non-lecteurs, éditeurs, Maoris, sirènes, sectes et insectes.

    Sortie toujours prévue en librairie le 4 mai, mais pour un soutien plus ferme aux finances de l’éditeur, la souscription est ouverte jusqu'au 3 mai.

    Marc Guimo

     

    Quatre-vingts grammes de monde

     

    Ce qui est bien quand tu fais de la poésie, c’est que tu oublies très vite tes dettes et la pression au travail : elles ne s’effacent pas, aucun miracle, mais leur arrogance s’est éteinte. Le géant devenu petit soldat. Sous le talon. Au début tu écris parce que tu n’as pas de quoi te payer un massage ou un psy, puis tu continues comme on déroule la notice d’un remède, pour voir s’éloigner les conditions administratives de ce monde. Avec la poésie, tu ne montes pas dans l’échelle sociale, tu ne descends pas non plus, mais lorsque fatigué des écrans tu plaques devant toi quatre-vingts grammes de papier, une fois, deux fois, dix fois, c’est comme si tu faisais des faux billets. Quoi de plus palpitant que d’inventer sa propre monnaie ? Ta journée, c’est de la matière première, ta nuit c’est ta presse. Bien sûr il faut être patient et enchaîner les cafés, si la nature a mis neuf mois à t’établir sur Terre et des millions d’années pour t’offrir une origine, il est inutile de courir après le bus, marcher n’est pas ralentir, et le temps que tu perds à écrire n’est pas si paumé

     Marc Guimo

    Extrait de

    La poésie, personne n'en lit

    collection Sur le billot,

    la Boucherie littéraire

     

     


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    En lice pour le Prix Réné-Leynaud 2018

     

    Plaisir de vous annoncer que les livres Mère d'Estelle Fenzy & EMOVERE de Nicolas Vargas, parus aux éditions la Boucherie littéraire en 2017, sont en lice pour le Prix Réné-Leynaud 2018.

    Affaire à suivre...


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    Tous les ans au printemps, j’ai peur de mourir. Et  je ne meurs pas. Je me noie dans une fatigue sans
    fond.


    J’ai beau dormir, me retourner en long en large dans mon lit, le goût de vivre me résiste. Une mémoire obscure se glisse dans ma chambre d’ombre.


    De la lumière tombe goutte à goutte sur la peau des vitres, friable comme le sourire de l’air. Il pleut du ciel quand le ciel se sent seul. La pluie fait de moi
    un esclave de la fenêtre.

     

     Premières pages de "Où vont les robes la nuit" de D. Sampiero
     

     

    Un matin, j’ai ouvert toutes les portes de la maison et j’ai invité le nuage le plus animal à entrer. Puis j’ai décroché ta petite robe noire de son cintre de bois clair dans l’armoire cirée où dorment encore toutes tes enveloppes.

     

     

    J’ai entendu les autres fourreaux murmurer que j’étais un assassin de les priver de ta plus belle peau.


    Un vent chargé de ton parfum a soufflé doucement à l’intérieur.


    À l’intérieur du bois des meubles.


    À l’intérieur du bois de mes mains.

     
     

     

    Alors j’ai marché dans toutes les pièces de la maison comme au premier jour de notre rencontre en tenant ta petite robe noire par la taille.


    J’ai souri au plafond, aux murs blancs qui portent encore la trace de toutes tes photos.


    J’ai souri au miroir qui porte encore la trace de mes lèvres sur ton front.

     

    Dans la chambre, j’ai déposé ton corps de soie nocturne entre les draps du lit ouvert. Je n’ai pas éteint au contraire, j’ai voulu voir fleurir sur ton col la fraîcheur de ton visage.

     

     
      ...

     

    Premières pages de "Où vont les robes la nuit" de D. Sampiero

    Dominique Sampiero, né en 1954 dans l’Avesnois (Nord). Instituteur et directeur d’école maternelle, il quitte l’Éducation Nationale en septembre 1999, pour se consacrer entièrement à l’écriture. Poète, écrivain, scénariste, il anime également des ateliers de parole et de création.

     

     

    Où vont les robes la nuit de Dominique Sampiero

    paraît le 2 mars 2018 en librairie.

     


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