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    Jean Azarel se parera bientôt du 7ème titre des éditions la Boucherie littéraire.

    Le 24 octobre prochain sortira Le ciel du dessous, dans la collection Sur le billot.

     

    Souscrire au Ciel du dessous

     Dans Le ciel du dessous, Jean Azarel donne à boire un foisonnement de matière mâtinée de cruauté où l’amour et le sexe, le végétal et l’animal, la sidération et la fatalité, se débauchent à tout va pendant qu’il est encore temps.

     

    Trois ciels au lieu d’un, l’affaire est tentante dira le profane avide de posséder le secret du sacré comme s’il s’agissait d’un produit en promotion.

     

    Sans doute ne sait-il pas que le chiffre trois est celui de l’apprenti.

     

     

    Les sept premières strophes du ciel du dessous

     

    Au plus haut le vent
    froisse l’échappée
    du cœur déchu.
    Entends-tu
    le murmure du ciel
    blister la buée
    à gorge rendre
    dans les nuits sourdes ?


    L’horizon écaille les voix
    jusqu’à l’indolore.
    Le couchant est rouge
    d’un crime inédit.
    Prisonnière,
    la somme des ombres
    pâture à ton poignet.

     

    Errer au firmament,
    déchiré et brûlant
    sur les plages d’absence
    où la mésopause
    rafraîchit la blessure.

     


    Lourde enclume
    portée sur tes épaules.
    Voyageur sans boussole.
    Le poison de la providence
    s’enfonce lointain
    dans l’onanisme
    de novas singulières.

     

    Être croix de lumière.
    Danser à la cime
    dans le sillage
    de la mort marraine.
    Être récitation
    de patience.
    Faire du silence
    ta respiration.

     

    Qui mérite le ciel
    de plaisir las
    occlus la lune.
    Ange sonne, sonne
    la parole perdue
    dont subsistent
    les doigts mouillés.

     

    Combien de Te Deum,
    combien de parjures.
    Au creux de ta bouche,
    les plaintes s’assoiffent
    de sexes ruisselants,
    où les cirrus déposent
    leur gelée blanche.

     

    La particularité de la collection Sur le billot, est que ce qui est proposé du texte poétique au paratexte en passant par la biographie de l'auteur, tout est inédit. Je laisserai donc la surprise au lecteur d'y découvrir la biographie de Jean Azarel quand il aura son livre entre les mains.

    Mais pour le présenter à ceux qui ne le connaissent pas encore, je m'appuierai en partie sur celle que l'on trouve dans la revue en ligne Terre à ciel.

     

    Jean Azarel est né en 1954 à Montréal au Canada. Il vit dans un village proche d'Uzès.

    Dans la filiation d’un père journaliste, poète et écrivain, il gribouille des petits romans policiers et des histoires de cowboys et indiens des l’âge de 8 ans.

    Il puise son inspiration dans la comédie spectacle du quotidien, la musique pop-rock et le cinéma d’auteur, la baie d’Audierne, les pentes granitiques du Mont Lozère pour fabriquer des œuvres initiatiques et éclectiques où se côtoient humour acide, témoignages de vie, et romantisme quasi mystique.

    L’écriture est pour lui un mode de survie où comme dans le patinage artistique les figures imposées alternent avec les figures libres.

    Pour aller plus loin je vous invite à découvrir, dans la rubrique Terre à ciel des poètes, la belle présentation de Jean Azarel ainsi que d'y lire plusieurs extraits de ces écrits.

     

    Le livre

    Ce 5ème titre, de la collection Sur le billot, comptera une soixantaine de page, mais surtout inaugurera une nouvelle couverture de la gamme Old Mill du papetier italien Fedrigoni. La teinte choisie sera Avorio ou Bianco en 250 g. L'intérieur garde la gamme Munken avec du Print cream en 115g de chez Arctic Paper.

    Par ailleurs, Le ciel du dessous c'est également le premier titre de la collection qui convolera désormais avec des tirages à 500 exemplaires minimum.

    Pour Mireille Disdero, Emanuel Campo et Hélène Dassavray, les premières impressions à 200 exemplaires ont donné lieu à des réimpressions à 200 exemplaires également et le livre de Marlène Tissot avait été imprimé directement à 400 exemplaires.

    Simplement, parce qu'en poésie, je pense qu'il faut avoir la prétention de ses désirs. Mais surtout faire autant confiance au texte qu'à ses lecteurs avec le souci constant d'un livre toujours disponible au catalogue du Boucher, maintenant comme dans 10 ans.

     

    Télécharger le « Bulletin_de_souscription_Le-ciel-du-dessous.pdf »

     La souscription court jusqu'au lundi 17 octobre inclus

     

    Pour ceux qui pourront être présents à Poésie nomade en Luberon en octobre prochain, dispensez-vous des frais de port, retirez le(s) livre(s) sur place et venez assister à la lecture que Jean Azarel fera en avant première le samedi 22 octobre à 21h à Gordes dans le Vaucluse.

     

     


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    Pour rappel, rediffusion de l'émission Regain de mots spéciale éditions la Boucherie littéraire le 17 septembre 2016 à 11h00 et le 25 septembre 2016 à 12h30 

     

    http://www.zinzine.domainepublic.net/


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    Parue sur le site Poezibao, voici une belle note de lecture de Béatrice Machet à propos de 13 poèmes taillés dans la pierre de Patrick Dubost.

     


    13 poèmes
    Écrits pendant une résidence à la Chartreuse Notre-Dame-des-Prés dans le Pas-de-Calais, ces textes adoptent d’emblée l’attitude contemplative, reproduisent l’ambiance monacale. Chaque sommet du triangle-poème commence par « on ». L’effacement du sujet est donc de mise. Il semble bien probable que le lecteur ait dans un coin de conscience que la lecture procède d’un parcours à étapes, d’où l’évocation alors facile des stations du chemin de croix, (ici 13 au lieu des 14 ou 15 traditionnelles), d’autant plus facile que la dernière ligne se termine par « premier jour sans lendemain », ce qui pourrait être un raccourci pour ouvrir sur une forme de résurrection et de passage à l’éternité.

    « On » pourrait comprendre le livre comme un petit traité philosophique sur le rien, la mort, le temps, l’existence. On pourrait deviner l’entendre dit à l’aune des performances sonores que l’auteur nous a habitués à voir ponctuées de mouvements de mains.

    Treize poèmes taillés dans la pierre, gravés par la force du silence, de la méditation, de la concentration. Il y a dans ce recueil une dimension apophatique de l’être : « on existe bien sûr encore un peu... mais ... très très peu » dans le poème numéro un,  jusqu’au « on est ce rien » du poème 9, tout se joue dans le retrait (de la retraite « au cœur de l’immobile»). Poèmes mais aussi musique comme expression dépersonnalisée du poète qui ne dit plus « je » et qui cesse de vouloir dire, qui donne plutôt à entendre en même temps qu’il nous montre un décor fait d’angles et de parois, mais aussi au sol, de pelouse, de traces de mulots, d’insectes. Et les insectes savent qu’« on existe un peu moins quand on existe un peu trop », qu’il faut passer par l’oubli de soi pour comprendre et vivre pleinement « le sujet élargi » qui « ne connaît plus ses bords » (poème 10), en d’autres mots atteindre l’unité, faire un avec ce qu’on appelle « le grand tout », c’est-à-dire accéder à une dimension d’amour. Préciser que l’auteur est athée mais qu’il respecte les fois et les croyances.

     « On » pourrait presque entendre dans les poèmes des échos, des accents de poètes contemporains tels Jacques Ancet ou Antoine Emaz, eux qui écoutent et se recueillent, se fondent et se diluent dans le silence et la conscience du presque rien . Ou bien encore James Sacré dans l’interrogation de ce qui fait poème : « on sait que peu de mots tombés dans un lieu silencieux fortement structuré font peut-être un poème » écrit Patrick Dubost au début du poème numéro 7.

    Mais au-delà du contexte (espace du spirituel), au-delà des exigences graphiques qui se sont imposées comme des contraintes pour soutenir, telles contreforts, précise la 4ème de couverture, l’édifice langagier, on peut aussi relever la ressemblance de chaque triangle rectangle avec un A majuscule en italique « inversée », il penche sur la gauche. Donc treize poèmes « A » comme treize commencements. Cependant d’autres thématiques et peut-être involontaires, affleurent, dessinant une problématique soulevée au-delà du sens véhiculé, que ni Hegel, ni Jean-Luc Nancy, ni encore Bachelard n’ont évitées.

    Ainsi pour Bachelard, la poésie représente, constitue, est l’union des moments métaphysiques, elle est acte de passage vers la transcendance et son expression artistique en est la preuve.  L’instant poétique capturé par Patrick Dubost est bien une forme de dépassement du quotidien qui pénètre dans le métaphysique par la profondeur, la finesse des perceptions, de la méditation  et de la disponibilité des sentiments. 

    Quant à Hegel, dans Esthétique : « ainsi la poésie détruit l’union de l’intériorité spirituelle et de l’extériorité réelle à un point tel qu’elle cesse d’être conforme au concept primitif de l’art et court le danger de se séparer totalement de la région du sensible pour se perdre définitivement dans le spirituel. » Jean-Luc Nancy (dans Les Muses et commentant Hegel) conclue ceci : « La poésie est donc la fin de l’art en tant que sa mise en danger. Et sa mise en danger met en danger une nécessité absolue de l’Idée, ou de la vérité, en tant que l’une et l’autre, l’une ou l’autre, doivent essentiellement apparaitre ou se faire sentir. » Poésie tension, poésie point de contact, poésie interface, poésie piste de lancement, Patrick Dubost est exactement à ce point de « danger », il prend ce risque de relier et de tenir ensemble ce qui doit essentiellement apparaitre ou se faire sentir. A savoir le monde idéal, une forme de liturgie, le réel du monde et ses créatures, l’absence et la présence, l’éveil mystique et le prosaïque pareillement baignés de lumière, lumière posée « au centre de toute chose » comme un parti pris de vivre un toujours premier jour.

    Béatrice Machet

    Patrick Dubost, 13 poèmes taillés dans la pierre, la Boucherie littéraire, collection la feuille et le fusil, 13 euros, (disponible en librairie sur commande)

     

     Merci Béatrice pour votre lecture précise et attentive.


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    13 poèmes taillés dans la pierre13 poèmes taillés dans la pierre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    À l’origine

    Ces 13 poèmes taillés dans la pierre ont été composés par Patrick Dubost dans un monastère de l’ordre des Chartreux, la Chartreuse Notre-Dame-des-Prés de Neuville-sous-Montreuil dans le Pas-de-Calais, lors d’une résidence d’écriture en 2015.

     

    Leur forme s’est imposée lentement, dans ce lieu où les angles droits sont partout, les rectangles trop évidents, les obliques rares et précieuses.

    D’où ces textes en contreforts, gravés en creux dans la pierre blanche et crayeuse du langage, écrits en athée respectueux de ces espaces de foi et de croyance

     

    Ainsi cohabitent : la contemplation, la présence douce et tranquille de la mort, une perception sensible de l’écoulement du temps, tout en lenteur. Un bain de métaphysique ordinaire,  le mot « amour », jamais bien loin, dans son acceptation la plus large. Le présent lumineux à tout instant de mille racines jetées dans le passé.

     

    Patrick Dubost travaille la poésie de sorte que chaque recueil s’appuie sur un dispositif sonore, visuel et poétique autonome.

     

    L’auteur

     

    13 poèmes taillés dans la pierreAprès des études de mathématiques et de musicologie, Patrick Dubost a publié en poésie une quarantaine de livres qui, tout en jouant dans les yeux, demandent à être lu à voix haute. Ce travail sur l'oralité l'a conduit vers la performance, mais aussi aux rencontres avec le théâtre, la marionnette, ou les univers musicaux.

     

    La collection

     

    Un poème fraîchement offert par son auteur repose sur une planche en bois debout.

    Dans le prolongement de la sensibilité et de la créativité de l'éditeur, on trouve la feuille dans une main et le fusil dans l'autre.

    La feuille, aussi massive soit-elle, est capable de finesse si l'on sait ajuster la pression sur la longueur du fusil et la manier sans jamais émousser son tranchant.

    L'une et l'autre participent à parer, avec délicatesse, la poésie confiée aux bons soins du boucher.

    Dans un format à la mesure prédéfinie, c'est l'essence du texte qui façonnera le livre en imposant le choix du papier, sa couleur, sa texture, sa main, son bruit... Il en est de même pour les procédés d'impression ou encore celui d'une reliure adaptée selon la nature des écrits.

     

                                                      

    Le Livre

     

    Souscrivez au prochain titre à paraître de Patrick Dubost

     Format fermé

          21 cm x 15,2 cm

     

    Nombre de pages 38

     

    Tirage

     entre 800 exemplaires

     

    Façonnage

           Dos carré collé

     

    I.S.B.N.

       978-2-9551283-5-0

     

     

     (Tintoretto couleur approximative)

     

     

     

    Couverture (avec rabats de 8 cm)

     

                        Impression :

               numérique quadrichromieSouscrivez au prochain titre à paraître de Patrick Dubost

            Caractères typo par foulage

                   Papier Fedrigoni :

         Tintoretto Ceylon Zenzero 250 g

     

    Corps d’ouvrage

     

                        Impression : 

           Impression en noir recto/verso

                   Papiers Fedrigoni :

            Woodstock Pistacchio 110 g 

         Tintoretto Ceylon Zenzero 140 g

                         (Pistacchio couleur approximative)

     
    Distribué par Serendip Livres
     

    13 poèmes taillés dans la pierre, Patrick Dubost, Collection La feuille et le fusil,

    éditions la Boucherie, 38 pages, juillet 2016, 13 euros.


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    Avec la complicité et le savoir faire de Pierre Mréjen des éditions Harpo & qui m'a reçu à plusieurs reprises dans son atelier de Corbières dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ces rencontres afin de procéder au foulage du chiffre 13 sur les couverture de 13 poèmes taillés dans la pierre de Patrick Dubost, dans la nouvelle collection La feuille et le fusil aux éditions la Boucherie littéraire, à paraître le 25 juillet 2016 (avant première le 23 juillet à Sète).

    Les couvertures avaient été imprimées au préalable par Yenooa à La Roque-d'Anthéron (13) sur du papier Fedrigoni Tintoretto Ceylon Zenzero en 285 g.

    Ce travail de foulage, ici en typographie avec caractères de plomb, produit, sur la surface du papier, un relief creux du côté de l’impression. Il a été réalisé en plusieurs temps, ici des photos des essais réalisés à la fin du mois de juin, et une vidéo du foulage des 500 premières couvertures, le 11 juillet dernier.

     

    Cliquez sur les images pour les agrandir

     

    Foulage de "13 poèmes taillés dans la pierre" aux ateliers Harpo &Foulage de "13 poèmes taillés dans la pierre" aux ateliers Harpo &

     

     

     

     

     

     

     

    Foulage de "13 poèmes taillés dans la pierre" aux ateliers Harpo &

     

    Foulage de "13 poèmes taillés dans la pierre" aux ateliers Harpo &Foulage de "13 poèmes taillés dans la pierre" aux ateliers Harpo &

    Foulage de "13 poèmes taillés dans la pierre" aux ateliers Harpo &Foulage de "13 poèmes taillés dans la pierre" aux ateliers Harpo &

     

     

     

     

     

     

     

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    Foulage de "13 poèmes taillés dans la pierre" aux ateliers Harpo &

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     Photos : Antoine LnP

     

     

     Je vous rappelle que nos éditions ne sont pas subventionnées et que chaque appel à souscription permet de financer l'impression du livre en cours.

     

    J'espère que ces images vous auront mis l'eau à la bouche et vous donneront envie de souscrire à ce livre atypique. Vous trouverez le lien vers le bulletin de souscription ici.

     

     

     

     

    Vidéo : Antoine Gallardo


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