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    Merci à Patrick Joquel qui nous rend compte de sa lecture-visite de Maison. Poésies domestiques d'Emanuel Campo.

     

    Des poésies domestiques, alors il en existerait des sauvages, des qui résisteraient à l’apprivoisement, des à capturer au lasso, à piéger, flécher… Entrer dans cette maison, celle qu’habite Emanuel Campo, c’est aller de flèche en flèche : le regard suit un parcours du quotidien. Celui qu’on a tendance à traiter de banal et dont on dit « rien de neuf, tout pareil, jamais rien ne se passe ». Sauf que ce rien est déjà quelque chose. Ce rien signe une vie. Une vie qui marque (infime) la planète. Une vie qui se reproduit. Qui échange. Qui… une vie, nos vies que l’on partage.
    Des poèmes au jour le jour qui jettent un regard amusé sur quelques instants, quelques moments, quelques pensées.
    Histoire de vivre sérieusement sans se prendre au sérieux.

    Patrick Joquel
    www.patrick-joquel.com

    Patrick Joquel visite la Maison d'Emanuel Campo

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Maison. Poésies domestiques d'Emanuel Campo, collection Sur le billot, éditions la Boucherie littéraire, 60 pages, décembre 2015, 12 €

     


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    "Lame de fond" de Marlène Tissot bientôt "Sur le billot"

    Vous avez jusqu'au 4 mars prochain pour pré-acheter Lame de fond de Marlène Tissot et de fait nous aider à l'imprimer.

     

    Le livre

    En filigrane d'un voyage imaginé, un personnage pas tout à fait imaginaire. Un vieil homme disparu un peu trop brutalement.

    Un phare qui s’éteint, c’est le rivage qui disparaît.

    Il faut alors faire face à la tempête en solitaire, redessiner le paysage, sauver les souvenirs de la noyade, réinventer l’absent, reconstruire la lumière.

     

    Extrait

    Tu es quelque part, du côté de l’invisible, et ta chaleur traverse la vaste épaisseur de brouillard qui nous sépare. Je pense à ces liens qu’on noue les uns avec les autres. Peut-être pour s’arrimer au monde, à la vie, au réel. Pour dompter l’envie de prendre le large. Affronter le ressac des douleurs. Avancer. Jusqu’à la prochaine plage, la prochaine île. Et si le sable n’existe pas, je l’inventerai.

     

    L'auteur

    Marlène Tissot naît un matin par erreur, s’excuse souvent, écrit des histoires, de la poésie jusque dans ses romans, fait des photos loin des clichés, bricole des objets, répare des machines à laver, cuit trop ses confitures, joue parfois avec le feu, n’aime pas tellement parler. Dans sa trousse à outils, les choses du quotidien sont ses crayons de couleur.

     

    Télécharger « Souscription_Lame_de_fond.pdf »

     

     

    Lame de fond de Marlène Tissot, collection Sur le billot, éditions la Boucherie littéraire,

    70 pages, 7 mars 2017, 12 €

     

     


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  • Estelle Fenzy nous parle du recueil d'Hélène Dassavray

    On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive d'Hélène Dassavray est un livre qui semble peu toucher les lecteurs hommes.

    Pourquoi ? La distance entre eux et la rive est-elle trop grande ? Laisserait-il indifférent ? Le sujet dérangerait-il ? Serait-il trop intime alors que l'écriture reste pudique ?

    Alors que je m'interrogeais, je reçois un appel de Jean Azarel. Au détour de la conversation, je lui fait part de mes questionnements. Ce dernier, très à l'aise, m'explique pourquoi le recueil lui a plu. Je lui demande alors s'il accepterait de rédiger un texte explicitant son point de vue. Ce qu'il a fait, et avec son accord, je vous en offre la lecture.

    Ainsi, Jean Azarel est le premier homme à "se jeter à l'eau".

     

    On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive . Tel est le postulat, et le titre, du dernier recueil d’Hélène Dassavray paru dans la collection « Sur le billot » des éditions La Boucherie Littéraire.

    A mots découverts délicatement posés à l’aune de la féminité, Hélène Dassavray raconte l’histoire dans l’Histoire des femmes fontaines, et c’est un bonheur de boire cette eau là qui mène en douceur à l’au-delà poétique.

     

    [...]

    Si une petite mort

    fait jaillir une fontaine de l’aven

    qu’en est-il de la grande et de ses abysses

     

    la femme sage

    le sait

    de source sûre.

     

    On me dira que c’est la moindre des choses que les poèmes ruissellent, coulent, inondent, éclaboussent parfois, s’épandent de page en page comme le meilleur engrais. Certes, mais ils le font ici avec une élégance mesurée, une écriture au doigté fertile, un respect de la matière transfigurée, qui appartiennent à celles qui ont vraiment vécu et savent le raconter avec une humilité palpable.

     

    Une femme voit couler son sang à chaque lune

    peut-être est-ce pour cela

    qu’elle éprouve moins le besoin

    de verser celui des autres.

     

    Il me faut l’avouer : j’ai longtemps cru que les femmes étaient les seules à pouvoir sauver le monde, et accessoirement (égoïstement) ma personne, avant de me rétracter. A la fin de la traversée délicieusement liquide effectuée avec « On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive » d’Hélène Dassavray, je me suis remis à espérer.

     

    Jean Azarel

    14 janvier 2016

     

    On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive d'Hélène Dassavray, collection Sur le billot, éditions la Boucherie littéraire, 60 pages, décembre 2015, 11 €

    Disponible sur commande dans tous les libraires en France, Belgique et Suisse.

     


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    Dans la malle des lectures de Patrice Maltaverne ce premier mois de l'année on peut y lire la notule rédigée suite à sa découverte de Maison. Poésies domestiques d'Emanuel Campo.

     

    Sous-titré "Poésies domestiques", "Maison" est le premier livre de poèmes publié par Emanuel Campo, aux Editions La Boucherie Littéraire.

    En lisant ce recueil, je me suis dit que décidément - et encore heureux ! - la poésie réaliste n'était pas si réaliste que cela.

    Avec trois fois rien échappé de la vie de tous les jours, Emanuel Campo parvient à nous faire décoller du sol, je veux dire, à nous faire rejoindre les nuages.

    Il y a aussi de la froideur dans ces textes, et pour moi, ce n'est nullement un défaut car, tout de même, la poésie ce n'est pas que de la rigolade.

    D'ailleurs, entre rêve, désincarnation et froideur, il peut y avoir certains points communs, non ?

    Dans "Maison", ma préférence va plutôt aux poèmes courts, qui échappent au piège de la chute et constituent à mes yeux de vraies énigmes.

    L'enfance de l'auteur, comme le premier âge des bébés autour de lui, sont aussi très présents, comme pour ne pas rompre avec cette part de rêve.

     

    Extraits de "Maison", et pour vous faire une idée de cette écriture originale d'un auteur pour qui cette édition me semble être un départ vers d'autres publications  :

     

    "Ado

    le miroir matinal de la salle de bain

    nous prédisait la réussite

    alors que dans celui du soir

    nous nous consolions de n'être

    que nous-mêmes."Patrice Maltaverne chronique "Maison. Poésies domestiques"

     
     

    "Ambition

     

    (Cris de bébés qui pleurent)

     

    On couvre ses arrières

    en jouant fort un bon vinyle.

     

    Les yeux s'évadent par la fenêtre".

     

     

    "Comme un autre de mes poèmes

    celui-ci commence par déboutonner

    le blanc de ton tricot"

     Patrice Maltaverne

     

    En suivant les liens, n'hésitez pas à découvrir les univers de Patrice Maltaverne qui est auteur, lecteur (Poésie chronique ta malle), éditeur : éditions du Citron gare et responsable de la revue Traction Brabant.

     

    Maison. Poésies domestiques d'Émanuel Campo, collection Sur le billot, éditions la Boucherie littéraire, 60 pages, décembre 2015, 12 €


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  • Estelle Fenzy nous parle du recueil d'Hélène Dassavray

    Estelle Fenzy, auteure de poésie qui commence à s'installer sérieusement dans le paysage éditorial actuel, nous livre son ressenti à la lecture du livre d'Hélène Dassavray On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive, paru dans la collection Sur le billot à la Boucherie littéraire en décembre dernier.

     

    Le recueil d’Hélène Dassavray, On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive, paru en décembre aux jeunes et prometteuses éditions La Boucherie Littéraire, est un déferlement.

    Dans une langue aussi vive que pudique, l’auteur dit de la femme ce qu’elle a de plus secret, de plus mystérieux, bien au delà de son sexe - origine du monde - peint par Courbet : la jouissance.

    Cette « source » évoquée dés le deuxième poème, c’est la vie, « l’essence », et l’on pourrait d’abord penser à un texte sur la maternité.

    Mais on lit «  fleuve, tumulte, fontaine, geyser, vagues ». Et l’auteure, complice confiante, parfois intimidée de son propre pouvoir, nous entraine jusqu’à perdre pied, jusqu’à espérer la soif vers le plaisir comme jaillissement.

    Comme énigme aussi, invisible, incommensurable aux yeux mêmes de « l’habile sourcier » qui le déverse.

    S’étonner, se découvrir, s’apprivoiser enfin en tant que femme, mère « qui suit son libre cours », toute puissante dans le flux de sa jouissance, voilà ce dont il s’agit. Une force qu’Hélène Dassavray nous offre avec une générosité magnifique.

    Un livre sur la féminité ultime, à mettre entre toutes les mains.

    Estelle Fenzy

    Estelle Fenzy à découvrir par ici, par  ou encore de ce côté.

     

    On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive d'Hélène Dassavray, collection Sur le billot, éditions la Boucherie littéraire, 60 pages, décembre 2015, 11 €

     


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